DCF : « La fonction commerciale a de beaux jours devant elle »
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DCF : « La fonction commerciale a de beaux jours devant elle »

Jacques Benn, président national des DCF, était présent à la soirée organisée le 14 octobre par les DCF Brest autour des enjeux et défis du commerce de demain.

Cadre supérieur chez Orange, Jacques Benn est membre de des Dirigeants Commerciaux de France depuis plus de 20 ans. Une association forte de 2.500 adhérents qui a pour objet de valoriser la fonction commerciale, et dont Jacques Benn assure la présidence nationale depuis 2011.




Jacques Benn, comment envisagez-vous l'avenir de votre profession ?

Elle a de très beaux jours devant elle, à condition que l'on soit capable d'attirer les meilleurs. C'est dans cet esprit que nous menons des actions pour développer la culture commerciale chez les jeunes. Il faut aussi montrer à tous les vendeurs qu'ils ont toutes les chances de réussir s'ils sont à la fois technophiles et charismatiques. Avec tout cela, le métier de commercial - dont on aura toujours besoin -, va se développer au mieux de nos intérêts.


Vous faites le tour des DCF de France, que vous remontent les commerciaux ?

Notre mouvement, qui a 85 ans, compte des associations qui fêtent leur cinquantenaire, ce qui démontre la vitalité et la pérennité du réseau. Le nombre d'adhérents n'augmente pas de façon exponentielle, mais il augmente. On nous dit que c'est compliqué de payer une cotisation car les marchés sont compliqués et les ventes difficiles. Tout le monde est en permanence sur le terrain pour essayer de limiter la baisse de CA.




Quel message aimeriez-vous leur transmettre ?

Avant tout de sortir de leur isolement. À l'heure actuelle, on ne peut pas rester seul dans son entreprise. On a besoin d'un réseau, comme les DCF, dans lequel chacun des membres apporte les raisons de ses réussites ou de ses échecs.


Un mot sur le numérique, qui bouleverse la profession ?

On ne peut effectivement plus rester le vendeur qu'on a été il y a encore quelques années. C'est en s'appuyant sur les nouvelles technologies que l'on va pouvoir développer le business.


Pourquoi avoir fait de la place des jeunes l'une des priorités de votre mandature ?

Parce que les jeunes sont les commerciaux de demain. J'ai souhaité que l'on réduise le montant des cotisations de nos adhérents afin qu'un maximum de jeunes puisse nous rejoindre. Nous souhaitons également faire en sorte que les concours que nous organisons pour eux ne soient pas une fin en soi, mais le début d'un parcours au sein des DCF.


Vous travaillez actuellement sur la rédaction d'un livre blanc sur la culture commerciale ?

Oui, nous avons lancé un travail qui va aboutir, fin 2014 ou début 2015, sur un livre blanc d'une centaine de pages qui expliqueront la situation, les freins et les opportunités, ainsi que le plan d'action des DCF pour développer la culture commerciale dans notre pays.

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