Pour soutenir ses ambitions, Dalkia investira 285 millions dans le réseau Lyonnais. « Nous allons déjà doubler la longueur du réseau de chaud pour le faire passer à 162 kilomètres. Le réseau de froid sera lui aussi multiplié par deux pour atteindre 13 kilomètres», a annoncé ce 20 novembre Sylvie Jéhanno, directrice générale de Dalkia.
« Le réseau sera alimenté par 65% d‘énergies renouvelables en 2019 »
De quoi hisser le réseau Lyonnais au deuxième rang des équipements de ce type, derrière celui du quartier de la Défense à Paris. En parallèle de ces travaux d’extension, le délégataire va s’attacher à développer la production d’énergie verte. « Le réseau sera alimenté par 65% d‘énergies renouvelables en 2019 », fait valoir la Directrice générale de Dalkia. Cet objectif sera atteint avec la mise en service d’ici moins de deux ans, d'une nouvelle chaudière biomasse au bois à Surville, dans le 7ème arrondissement.
Relier 200 000 utilisateurs
L'usine d'incinération des ordures ménagères de Gerland devrait aussi monter en puissance dans les années à venir. Une nouvelle unité de production de chaud sera installée au Carré de Soie d’ici 10 ans. Enfin, la chaufferie de Lafayette dans le quartier Part Dieu sera exclusivement dédiée à la production de froid en 2027. Ces nouveaux équipements apporteront plus de stabilité dans la production et donc plus de qualité. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit à horizon de 2030, de connecter trois fois plus d’équivalents logements qu’aujourd’hui au réseau de chaud et de froid urbain, soit relier environ 200 000 utilisateurs sur l’ensemble du territoire de la Métropole.
Smart Grid thermique et économies
Les investissements vont également porter sur les outils de pilotage de ce réseau qui couvre 6 arrondissements de Lyon (1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 et 6), Vaulx en Velin Carré de Soie, Villeurbanne, Bron et Vénissieux nord. Accompagnées par la start up Lyonnaise For City, les équipes de Dalkia et d’EDF son actionnaire, finalisent la mise au point d’un outil de modélisation du réseau qui va permettre de suivre les consommations des Grands Lyonnais et de paramétrer au plus juste les capacités de production et de stockage de l’eau chaude en fonction des besoins.
« La facture moyenne est aujourd’hui de 640 euros, nous estimons être en mesure de la porter à 625 euros sur l’ensemble du contrat qui nous lie à Dalkia »
Reste une promesse à la clé de ce marché public et pas la moindre : la baisse de la facture pour les usagers. « La facture moyenne est aujourd’hui de 640 euros, nous estimons être en mesure de la porter à 625 euros sur l’ensemble du contrat qui nous lie à Dalkia », explique Gérard Claisse, Vice-président de la Métropole de Lyon en charge de la politique d’achat public.
Les ménages seront les principaux bénéficiaires, mais pas seulement car le réseau urbain de chaleur et de froid centre Métropole alimente également des bâtiments tertiaires et publics.