Crise économique : Les signaux virent au rouge
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Crise économique : Les signaux virent au rouge

Le Morbihan n'échappe pas aux signaux inquiétants de la récession. Tel est le constat de la préfecture.

La situation de l'emploi dans le Morbihan est particulièrement préoccupante. Le nombre de salariés licenciés pour motif économique s'est élevé à 1.746 en 2008, dont 969 pour les deux derniers mois de l'année. Fin novembre2008, 22.065 demandeurs d'emplois de catégorie 1 étaient inscrits à l'ANPE, soit une augmentation de 11,6% en un an, contreseulement +10,1% en Bretagne et+8,7% en Métropole. Le préfet Laurent Cayrel souligne qu'il s'agit «d'un reflet de la situation nationale et régionaleavec des pics liés à Dandy à Pontivy, Doux à Locminé et dans une moindre mesure à Pleucadeuc. Cette situation nous amène à traiter les difficultés des entreprises au cas par cas.» Une cellule d'appui a été mise en place par la préfecture dès le 21octobre 2008. Sous l'impulsion du chef de l'État, elle s'est rapidement assortie d'un suivi du financement des entreprises et d'une médiation du crédit.




73 dossiers examinés

Entre le 30octobre 2008 et début janvier2009, 73 dossiers d'entreprises en difficulté ont été examinés (voir infographie). Ils impliquent 3.188 salariés. Concernant la SBFM, «le plan de soutien de l'industrie automobile annoncé par le Premier ministre lui est applicable pour autant qu'un opérateur digne de ce nom propose un projet industriel», a remarqué le préfet. «La balle est dans son camp.» Renault et PSA auraient d'ores et déjà procédé à des avances de trésorerie aux commandes de plusieurs millions d'euros, ce qui permettra à la SBFM de tenir plusieurs mois. Mais le BTP, le nautisme ou même la filière porcine ne doivent pas être oubliés non plus du plan de relance. D'un montant de 60 Md€ au niveau national selon le préfet, celui-ci englobe 50M€ en fonds publics injectés directement. «Le nouveau ministre du plan de relance Patrick Devedjian a bien indiqué que chaque préfet aurait les moyens d'ajuster le plan de relance en permanence. Le BTP par exemple pourra bénéficier des Vefa




(Ndlr : vente en l'état futur d'achèvement) qui permettent l'évolution d'un programme de logement privé vers le logement social. Au niveau national, on est passé de 30.000 logements Vefa à 130.000. Dans le Morbihan, deux dossiers peuvent être intéressés.» Autre phénomène préoccupant, qui concerne aussi le BTP: l'augmentation des vols et des cambriolages dans les zones d'activité économique (lire aussi page 10).

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