Crise : Des mesures en région pour soutenir les PME

Crise : Des mesures en région pour soutenir les PME

Afin de soutenir les PME en région, un dispositif de suivi du financement de l'économie a été mis en place par le préfet pour s'assurer du respect des engagements pris au niveau national en local.

Installé en région depuis début novembre, le comité départemental du suivi de financement de l'économie a plusieurs missions: effectuer un diagnostic de la situation locale et en particulier du rétablissement d'un fonctionnement normal du marché du crédit aux entreprises; décliner en local et suivre de manière précise et régulière les engagements nationaux pris par les banques. Les entreprises qui rencontrent des difficultés à régler leurs échéances sociales et fiscales doivent contacter (dès que leurs dettes concernent au moins deux créanciers publics) la Commission des chefs de services financiers (tél.: 05.61.26.56.30). Si elles ont des difficultés à obtenir un remboursement de crédit de TVA, mieux vaut se rapprocher de la direction des services fiscaux (tél.: 05.61.10.68.43); enfin, si elles n'arrivent pas à obtenir de financement de la part des banques, elles peuvent appeler le 0810.001.210 (numéro Azur d'Oséo) ou contacter le médiateur du crédit (www.mediateurducredit.fr) qui les renverra vers des conseillers présents au sein des chambres consulaires. De son côté, Martin Malvy a décidé de deux mesures régionales de soutien aux PME (renforcement des fonds propres et quasi fonds propres). La première mesure concerne l'évolution du Fonds régional de garantie (créé par la Région avec Oséo pour couvrir les prêts à court et moyen terme à hauteur de 60%). La Région va apporter des garanties supplémentaires dans les limites du plafond autorisé - eu égard à la réglementation européenne - en portant cette garantie à 70%. La seconde mesure porte sur le renforcement des moyens de Midi-Pyrénées Croissance. Martin Malvy souhaite que le capital de MPC soit porté à 8, 876M€. La Région et de la Caisse des dépôts et consignations ont décidé de majorer leur participation. Martin Malvy demande aux banques de faire de même à hauteur de 1M€, en insistant sur la modicité de la somme et sur l'intérêt de la démarche.