Ancien directeur industriel chez Gelagri, Marc Rodzko a fait le pari fou en 2002 de se lancer sur le créneau de la crêperie artisanale en centre Bretagne. Le succès est aujourd'hui au rendez-vous et les projets ne manquent pas.
Pourquoi avoir quitté le groupe Gelagri pour vous lancer dans la création d'entreprise?
J'ai travaillé pour Gelagri pendant plus de 20 ans avec notamment la responsabilité industrielle des sites du groupe. Le projet de création d'entreprise cheminait dans ma tête depuis de nombreuses années. Dans le même temps, le challenge à relever dans le monde des produits surgelés n'était pas aussi prenant qu'au début. J'ai sauté le pas.
Pourquoi l'univers des crêpes et galettes ultra-frais?
Ce sont des produits ancrées dans la tradition avec un fort potentiel, notamment à travers la carte du tourisme gastronomique. Après deux années de recherches de locaux, j'ai choisi de m'installer à Mûr-de-Bretagne. La communauté de communes m'a fait confiance en me louant des locaux en centre-ville. J'ai commencé seul en septembre2002 avec une unique formation de 8 jours dans une école de crêpiers. Les premières embauches ont eu lieu quelques mois plus tard car l'activité était là.
Pourtant, certains ne croyaient pas en votre projet...
Effectivement, il faut s'accrocher pour convaincre les partenaires de s'associer au projet de départ. Les deux premières années ont été éprouvantes car il fallait tout construire, notamment la notoriété commerciale des produits tant la concurrence est importante sur ce créneau. On prédisait mon échec. Je prouve le contraire en étant présent depuis sept ans. L'entreprise compte aujourd'hui 31 collaborateurs pour un chiffre d'affaires en 2008 qui a atteint 1,25M€. Nous produisons 150.000 à 200.000 galettes et crêpes par semaine.
Une extension est également dans les cartons...
Il est nécessaire que l'entreprise se donne les moyens pour se développer. Nous voulons doubler la surface actuelle pour passer à 900m². Deux options sont possibles: sur place ou dans une zone d'activité avec un bâtiment tout neuf. Je milite pour la première car cela me permet de conserver mon magasin d'usine qui fonctionne très bien. D'un autre côté, s'agrandir sur place ne sera peut-être pas possible techniquement. Le cabinet conseil avec lequel nous travaillons doit se prononcer sur la faisabilité et le coût des deux options d'ici à l'été. Les arbitrages devraient aller vite. L'objectif étant d'avoir un outil opérationnel au 1erjanvier 2011.