Aujourd'hui, les parcours professionnels comptent souvent des strates différentes. Et la cession d'une entreprise peut accompagner l'envie de développer une nouvelle activité ou de réinvestir ailleurs. Dans ce cas, la création d'une holding est intéressante. Avec un principe simple: le dirigeant apporte en totalité ou partiellement à la holding les titres qu'il envisage de céder. Pour Philippe Orain, expert-comptable associé au sein du cabinet Strego, ce système présente divers avantages. «Les apports étant réalisés sur la base de la valeur de cession, aucune plus-value ne sera dégagée par la holding d'où une absence d'imposition. Le dirigeant ne sera imposé sur la plus-value que lors de la cession des titres de la holding reçus en échange de son apport, explique-t-il. Via ce montage, il économise 30,1% d'impôt qu'il peut réinvestir dans une nouvelle activité». La quote-part des titres non apportés à la holding sera bien taxée en revanche à hauteur de 30,1% (impôt sur la plus-value et prélèvements sociaux). Selon le spécialiste, le montage holding est également bien adapté aux dirigeants ayant plusieurs activités qui se développent. «Là encore, le frottement fiscal sera négligeable s'il cède une des structures».Il est possible enfin d'opter pour une solution mixte, en transmettant, préalablement à la cession, une partie des titres à ses enfants. De quoi réduire au final le niveau du prélèvement fiscal.
Pour un cédant souhaitant développer une nouvelle activité, la création d'une holding présente l'avantage de réduire le niveau du prélèvement fiscal de l'opération de cession.