D'ici les prochaines semaines, le Crédit Agricole du Finistère annoncera la création d'un nouveau fonds de capital-risque doté de deux millions d'euros. Positionné entre le fonds régional de capital investissement Unexo et son fonds de développement Ideca, ce nouveau fonds, pour l'instant sans nom, vise à aider les start-ups et les transmissions de structures notamment agricoles, mais pas seulement. « De même, pour les start-ups, la priorité sera mise sur celles liées à la mer, mais le fonds est ouvert à d'autres projets », explique Nicolas Venard, le directeur général.
Une fondation pour la culture
La mer prend de l'importance pour le Crédit Agricole qui vient également de créer un pôle « Filière Mer ». « Trois personnes y sont aujourd'hui dédiées. Elles ont pour rôle d'appuyer le réseau des caisses locales sur les projets liés à la mer », indique le DG. La banque verte va aussi mettre encore plus l'accent sur la culture et le patrimoine à partir de 2014. Une Fondation de mécénat, dotée de 2 M€, vient d'être créée. « Nous allons ainsi regrouper tous nos actions liées à la culture, au patrimoine et à la solidarité », déclare le président, Jean-Paul Kerrien. Côté cinéma, le Crédit Agricole, a signé une participation à un fonds de dotation du Groupe Ouest, pôle européen de création cinématographique basé à Lesneven. « Notre dotation d'1M€ vise à faire effet de levier et d'attirer d'autres entreprises dans ce fonds, déclare Jean-Paul Kerrien. Nous voulons soutenir les tournages en Bretagne et dans le Finistère en particulier, mais aussi la formation dans les métiers du cinéma. »
BNP stable, RN en hausse
La banque verte a également annoncé ses résultats 2013. Son produit net bancaire est en légère baisse à 274 M€ (-1,2 %) qui « masque une belle performance de notre PNB d'activité avec la clientèle qui progresse de 8 M€ », précise Benoît Le duc, directeur général adjoint. Le résultat net est lui bon à 63 M€ en hausse de 2,7 %. Cette année, les charges de fonctionnement ont atteint 115 M€ et les impôts et taxes, 78 M€. Surtout, les risques ont augmenté de 15 M€ à 18 M€. « Les risques individuels, c'est-à-dire les défaillances ont doublé, passant de 6 à 12 %, note Nicolas Venard. On continue cependant à assurer notre rôle de financeur de l'économie locale. » En effet, avec 1,35 Md€ de nouveaux crédits pour 19.000 projets et un encours de crédit de 8,4Md€, le Crédit Agricole possède 36,1 % de parts de marché (+3 points). Les prêts aux entreprises et professionnels représentent 510 M€. L'épargne aussi est en hausse : 12,4 Md€ d'encours (+3,1 %). « Nous restons au premier rang du département », conclut le DG adjoint.