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Coupe du monde de Rugby : la Métropole Européenne de Lille compte transformer l’essai économique
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Coupe du monde de Rugby : la Métropole Européenne de Lille compte transformer l’essai économique

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Du 14 septembre au 8 octobre, la Métropole Européenne de Lille accueillera au Stade Pierre Mauroy cinq matchs de la Coupe du monde de rugby qui se tient en France. En terre d’accueil, elle compte sur cet événement pour doper son économie. Et en faire un galop d’essai concluant un an avant les Jeux Olympiques de Paris.

Du 14 septembre au 8 octobre, la Métropole Européenne de Lille accueillera au Stade Pierre Mauroy cinq matchs de la Coupe du monde de rugby — Photo : Romain Perchicot La Section Paloise

Hôtels, restaurants, commerces, transports devraient profiter des quelque 250 000 amateurs du ballon ovale attendus à l’automne pour assister aux cinq matchs de poule de la coupe du monde de rugby qui se déroulent dans l’agglomération lilloise. La Métropole Européenne de Lille (MEL) entend bien profiter de cet événement sportif international pour engranger des bénéfices. "Nous estimons à 20 millions d’euros les retombées économiques pour un match, soit une centaine pour l’ensemble de la compétition à Lille", indique Jérémy Bénages, directeur du site lillois pour le Comité d’organisation de la coupe du monde de rugby France2023.

Séduire les Anglais

Parmi les 100 000 étrangers attendus, on croisera essentiellement des Anglais, des Écossais, des Belges, des Allemands et des Hollandais. Selon les études menées par le comité d’organisation, ils devraient séjourner environ 2,7 jours avec un panier moyen de dépenses de 475 euros (hors billets de match et transport). "Il y a un potentiel de dingue ! Il faut y aller et surtout ouvrir le dimanche", exhorte Sébastien Vermeulen. Pour le vice-président de l’UMIH Métropole (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), le message vers ses 700 adhérents est clair : "Pour être une terre d’accueil à la hauteur, à nous de créer aussi l’animation dominicale. Il n’y a pas de fanzone, ce sera donc dans nos établissements que se passera l’événement pour les spectateurs hors stade". Avec un panier-repas moyen de 25-30 euros, le jeu en vaut la chandelle. Pour mettre aux couleurs de l’événement les restaurateurs, le syndicat leur met à disposition un kit co-brandé avec la MEL, comprenant éco-cup, vitrophanie, fanions et mini-ballons. Tout comme la ville de Lille avec les commerçants.

De quoi séduire un public plutôt CSP + et surtout Britannique que la découverte du territoire régional peut aussi intéresser. "L’objectif est de transformer le supporter en visiteur du futur", ambitionne François Navarro. Le directeur d’Hello Lille, l’agence d’attractivité de la MEL, est également sur le pont côté entreprises, notamment avec Nord France Invest pour l’organisation d’un business rugby club la veille du match entre l’Angleterre et le Chili. L’occasion d’un networking entre entreprises anglaises et locales tandis qu’il promeut la réservation de loges et salons au stade pour les événements privés d’entreprises locales.

L’enjeu du transport

Forte de ses infrastructures avec le Stade Pierre Mauroy et le Stadium de Villeneuve-d’Ascq qui bénéficie d’une cure de jouvence, la place lilloise devra toutefois être à la hauteur en matière de transports. Pas moins de 450 bénévoles accueilleront et orienteront les supporters à l’aéroport, dans les gares (y compris depuis St-Pancras à Londres), les stations de métro et en centre-ville. L’expérimentation du paiement des titres de transport directement aux bornes devrait fluidifier les accès. Et aider à transformer l’essai. Car "Lille et la MEL seront alors sur la carte du monde", se réjouit François Navarro. Et les Hauts-de-France plus largement puisque l’équipe anglaise, l’une des plus suivies médiatiquement, disposera de son camp de base au Touquet. Premier coup de sifflet au Stade Mauroy le 14 septembre pour France-Uruguay !

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