En ce mois de janvier, entre pluies et neiges, tous réclament un peu plus de soleil. Mais à défaut de coups de soleil, du côté des industriels, c'est plutôt un coup de colère qui monte. Cette énergie solaire devait réchauffer les entreprises, avec ses promesses d'écologie, d'économie d'énergie, de créations d'emplois... Le solaire, un mot céleste qui se prêtait à tous les fantasmes, certains devenus réalités en Isère. Les panneaux photovoltaïques s'étalent sur tous les toits, des maisons aux usines, en passant par les fermes et jusqu'aux champs! Mais las. Le Gouvernement n'a pas vu d'un bon oeil ce développement prometteur, ces recherches qui aboutissaient, ces investissements qui fleurissaient. Il évoque une bulle spéculative et laisse entendre que les incitations fiscales bénéficieraient aux panneaux solaires chinois, de qualité très inégale... Il a donc décidé d'y mettre un coup de frein, voire un coup d'arrêt, en décrétant un moratoire de trois mois sur les aides publiques à l'énergie solaire, en baissant le prix de rachat de l'électricité photovoltaïque et en réduisant de moitié les incitations fiscales pour l'installation de panneaux. Alors? On enterre une filière d'avenir? On laisse le champ libre à l'Allemagne, aux pays scandinaves, à la Chine? C'est mal connaître nos industriels, nos chercheurs, tel Jean Therme, directeur du C.E.A. Grenoble, nos pôles de compétitivité, à l'image de Tenerrdis, qui montent au créneau, réclament une stabilité juridique et fiscale, exposent les atouts et perspectives, et promettent des retombées économiques. Gageons qu'ils sauront se faire entendre et qu'en ce début d'année le Gouvernement prendra de bonnes résolutions.
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