Côte d'Opale : Le GIE part à la conquête des investisseurs
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Côte d'Opale : Le GIE part à la conquête des investisseurs

Plus que jamais, les territoires sont en ordre de bataille pour capter les projets d'entrepreneurs locaux et étrangers. Le GIE de la Côte d'Opale a sa feuille de route.

Faire gagner la Côte d'Opale et ses 800.000 habitants. Le propos peut paraître plus qu'ambitieux mais il est au coeur du Groupement d'Intérêt Économique mis en place en 2005 sur ce territoire. Il rassemble sous la bannière Saint-Omer Développement, les quatre agences économiques de Boulogne, Calais, Dunkerque et Saint-Omer. Sept ans, plus tard, le mot d'ordre reste le même: capter des investisseurs. Mais comment? «Chaque territoire a ses compétences spécifiques bien identifiées. Elles s'articulent autour de l'industrie, l'agroalimentaire, la logistique, les éco-entreprises et le tourisme», pose comme postulat Daniel Pecqueur, président cofondateur de Côte d'Opale Développement.




Un GIE unique en France

À l'heure où les rapprochements sont plutôt légions, il est permis de s'interroger sur la pertinence d'une seule agence économique sur le littoral à l'instar de l'Université Côte d'Opale, les chambres consulaires, etc. Une alternative que balaie d'emblée le président Pecqueur. «Si nous n'avions fait qu'une seule agence à l'époque, je pense que nous n'en serions pas là aujourd'hui. Notre mode de fonctionnement est unique en France car nous mettons en avant la proximité.» La proximité comme détecteur de besoins. Autant de qualités mises en exergue par des poids lourds économiques qui ont choisi le littoral pour réaliser leurs projets. Dans cette liste, figurent des Ecover, Saverglass, Géodis ou d'autres Cémoi pour n'en citer que quelques-unes.




Des projets au rendez-vous

Et demain? Outre les salons en France, dans le cadre de l'Eurorégion, des pistes de travail sont avancées avec l'État du Maryland aux États-Unis. Sur les territoires, les projets sont certes moins nombreux mais toujours présents. Sur le Dunkerquois, Christian Fraud, directeur général de Dunkerque Promotion note «que sur le domaine de l'industrie lourde, la logistique et les énergies fossiles et renouvelables, le climat est plutôt calme.» Et d'ajouter «que des projets existent, notamment en logistique mais ils sont placés en attente.» À Boulogne-sur-Mer, Olivier Delbecq, directeur de l'agence de développement économique rappelle que des entreprises implantées localement ont donné des signes forts d'attachement au territoire. «Marine Harvest, l'un des géants norvégiens du saumon, a conforté ses positions en investissant plus de 10M€ pour construire une nouvelle usine.» Et d'ajouter que le tourisme est porteur d'activités avec des projets qui prennent forme. Dans l'Audomarois, Sophie Ballistaire en charge de Saint-Omer Développement, est revenue sur l'investissement annoncé par Alphaglass à Arques (lire aussi page27). «Dans les prochains mois, des réalisations vont voir le jour dans les domaines logistiques et des éco-activités. En revanche, c'est plus calme du côté des investissements étrangers.» Son homologue du Calaisis, Jean-Luc Lhomme n'a pas occulté la situation tendue concernant l'emploi sur cette zone. Mais, l'horizon pourrait s'éclaircir avec «Calais Premier qui devrait voir le jour en 2014. Pour Spyland, le parc à thèmes c'est plus compliqué. En revanche, Calais 2015 est porteur. Nous avons également enregistré l'extension de Tioxide pour plusieurs millions d'euros. De même que Schaeffler qui a fait le choix de rester à Calais en s'agrandissant.» Et de conclure en promettant d'autres projets dans quelque temps.

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