Nouveau départ pour Nominoë. Cette marque a été créée en 2008 à Paris par Arnaud Fourel et Jérémias Martins. Elle propose des soins cosmétiques bio et naturels, sourcés et fabriqués en Bretagne. Jusqu’à 100 points de vente ont distribué ses produits avant que la marque ne s’éteigne peu à peu. En septembre, Paul Reuzé, 31 ans, neveu d’Armand, et Mylène Ricard, 30 ans, ont repris l’entreprise pour redonner du souffle à celle qu’ils surnomment "la belle endormie".
Investir les réseaux sociaux
Pour cela, les deux diplômés d’école de commerce, depuis leur base de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor), agissent avec méthode et détermination. "Nous avons voulu rajeunir la cible de la marque. Nominoë possède des produits éprouvés par une communauté de consommateurs fidèles mais qui ne se renouvelaient pas. L’âge moyen est de 45 ans, pointe Mylène Ricard. Nous avons donc lancé la marque sur les réseaux sociaux, où nous sommes désormais très présents."
Trois nouveaux produits lancés
La revitalisation de la marque passe également par le lancement de nouveaux produits. "Nous avons lancé trois nouveaux sérums anti-âge et réhydratation, qui viennent renforcer une gamme de huit produits, six pour le visage et deux pour le corps. Toutes sont des recettes originales, inspirées par l’herboristerie bretonne", explique Paul Reuzé. Comme le best-seller de la société, dédié au nettoyage du visage, qui comprend de l’ajonc, de l’artichaut, du blé noir et du genêt. Ils sont produits par Laboratoires d’Armor (Côtes-d’Armor) et Laboratoires Gilbert (Finistère).
Étendre le réseau de distribution aux hôtels et maisons d’hôte
Le réseau de distribution ne compte plus qu’une vingtaine d’unités. "Nous voulons renforcer notre présence au sein des instituts et des pharmacies, pour atteindre une centaine de magasins en 2027", ambitionne Mylène Ricard. "Nous nous attaquons aussi aux hôtels et maisons d’hôtes, avec l’objectif d’une quinzaine d’établissements dans les deux ans." Le site internet, qui génère 70 % des ventes, a été remis au goût du jour. Les produits sont également disponibles sur des market place.
Les deux repreneurs sont accompagnés par la technopole Anticipa (Lannion) et Yao ! Bretagne, fonds de dotation pour la jeunesse basé à Rennes.