Après 8 jours de manifestations dans les rues de Lamballe et de blocages filtrants des livraisons de porcs à l'entrée des abattoirs, aucune sortie de crise ne semble émerger chez Cooperl Arc Atlantique, leader français de l'abattage et de la transformation de porcs.
En cause selon les représentants du personnel : l'intransigeance de la direction générale et de la présidence de la coopérative qui entendent, en plus d'un gel des salaires, remettre en cause un certain nombre d'acquis sociaux (calcul du 13e mois, primes, etc.). La pénibilité est également pointée du doigt.
La médiation a échoué
Entre 200 et 500 personnes par jour, sur les 5.000 que compte le groupe costarmoricain, seraient de manière active en grève. A l'initiative du préfet, Pierre Lambert, une médiation menée par Danielle Even, nouvelle présidente de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, a été proposée, sans succès.
Dans le collimateur des salariés, Emmanuel Commault et Patrice Drillet ont précisé qu'une réunion de ce type n'avait de sens que si la question de la crise vécue actuellement par la filière porcine était clairement posée. Le directeur général et le président de Cooperl estiment, en effet, payer les conséquences directes de la chute des prix du porc et des distorsions de concurrence avec l'Allemagne, mettant à mal les marges, la productivité et la rentabilité de l'entreprise (2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2014, 15 millions d'euros de résultat net pour 4,7 millions de porcs abattus et transformés en France).
La vidéo des salariés de Cooperl Arc Atlantique qui interpellent leur directeur général :