Le leader français de l'abattage et de la transformation du porc, Cooperl Arc Atlantique, lance à grande échelle le porc élevé sans antibiotiques après le sevrage. « Un processus qui entend couvrir l'ensemble de la filière que nous maîtrisons jusqu'à la distribution, précise Emmanuel Commault, directeur général de la coopérative. Nous en ferons même un argument marketing vers le consommateur puisqu'une gamme de produits Brocéliande est estampillée sans antibio. » Ce lancement s'inscrit dans la volonté de la coopérative d'intensifier sa stratégie d'amélioration du bien-être de ses animaux. « Nous avons lancé il y a 18 mois le porc bien-être, un animal non castré. »
Un résultat net de 13 millions d'euros Exclusivement commercialisés sous la marque Brocéliande, les porcs sans antibio répondent à un cahier des charges qui obligent les éleveurs à proscrire l'administration d'antibiotiques aux animaux dès la fin du sevrage à partir de six semaines de vie environ, et ce pendant les quatre à cinq mois d'engraissement. « À la place, ils seront traités en s'appuyant sur la phytothérapie, les antioxydants, etc. » D'ici à trois ans, l'opérateur lamballais espère que le tiers de ses porcs viendront d'élevages engagés dans la démarche. En 2013, Cooperl AA a clôturé l'année à 2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour un résultat net de 13 millions d'euros. Le groupe, qui lorgne activement sur la Chine pour développer ses parts à l'export, affiche une production annuelle de 430.000 tonnes de viande, 2.710 éleveurs et 5.000 salariés. « Près de 50 millions d'euros, notamment dans l'amélioration de nos outils industriels, ont été investis en 2013. L'enveloppe sera identique cette année. »
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