Après le contrat d'approvisionnement signé avec Casino pour ses 144 magasins de proximité, le conseil d'administration de Coop Alsace a donné les pleins pouvoirs à son président, Christian Duvillet, pour signer le 21juin un protocole d'accord avec Leclerc. Celui-ci obtient 34% des parts de la société Hyper Coop, en charge de la gestion des 28 hyper et supermarchés du groupe, et 60% des parts de la société foncière possédant les magasins. Dans ce périlleux combat pour redresser la Coop, syndicats et sociétaires se sentent écartés des discussions et dénoncent une communication à l'opacité maximale, craignant le démantèlement, in fine, du groupe. Le système coopératif voit-il là ses limites? «On ne sait même plus qui siège au CA, déplorent Philippe Spitz et Dominique Bézu, à la tête de l'association régionale de soutien aux Coop d'Alsace. En tant que sociétaires, nous considérons que les conditions légales, éthiques et morales ne sont pas réunies pour qu'aboutissent les accords passés avec Leclerc et Casino.» L'affaire de détournements de bons d'achats par les anciens principaux cadres dirigeants de l'entreprise, n'arrange rien, avec un préjudice estimé à 1,2M€ pour l'entreprise. Le comité d'entreprise, qui avait assigné Christian Duvillet pour délit d'entrave au code du travail, a cependant été débouté. Le protocole d'accord signé avec Leclerc restait suspendu, à l'heure où nous écrivons ces lignes, à l'aval de l'Autorité de la concurrence et à la levée du mandat ad hoc, dans un contexte de grèves initiées par les salariés de la plateforme logistique de Reichstett, suivis par ceux des supermarchés du groupe.
Coop Alsace: accord signé avec Leclerc
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la rédaction
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