Alors que l'économie régionale affichait un léger mieux en juin dernier, le mois de juillet s'est avéré plutôt contrasté. C'est ce que met en avant une récente enquête de la Banque de France.
Une production industrielle en baisse
Tout comme le ciel nordiste cet été, l'économie régionale aura connu un mois de juillet tout en nuances. Côté industrie, la production s'est affichée en baisse, malgré un maintien de la demande. Si l'industrie agroalimentaire semble épargnée par ce phénomène, les autres secteurs ne le sont pas. Parmi les plus touchés figure le secteur des équipements électriques. Celui des matériels de transport affiche également un ralentissement après un mois de juin particulièrement dynamique. Et malgré des stocks adaptés, les trésoreries restent tendues. "Cette situation n’a toutefois pas eu de répercussions sur les effectifs et les prix des produits finis, qui restent stables", indique la Banque de France dans son étude. Et d'ajouter : "Une hausse de la production industrielle est anticipée pour le trimestre à venir. Les prix des produits finis et les effectifs ne devraient pas évoluer."
Réalisé par la Banque de France, le schéma ci-dessous montre que : "Le taux d’utilisation des capacités de production diminue en juillet et est inférieur de 5 points à la moyenne de longue période."
Les entreprises de services recrutent
Côté services cette fois, l'activité progresse et s'accompagne de nouveaux recrutements. "Les prix n’ont pas évolué et les trésoreries apparaissent toujours satisfaisantes", précise encore la Banque de France. Cette progression varie toutefois selon les secteurs d'activités : ceux de l'information/communication et les activités juridiques de gestion et d’architecture ingénierie s'en sortent particulièrement bien tandis que le transport entreposage, l’hébergement restauration et le travail temporaire connaissent une diminution de leurs volumes d’affaires. "Pour les prochaines semaines, une hausse d’activité est attendue dans tous les secteurs, à l’exception des activités juridiques de gestion et d’architecture ingénierie où le volume d’affaires devrait rester stable. De nouveaux recrutements pourraient également intervenir", annonce la banque de France.
