Comptoir agricole de Hochfelden.Le site de Lauterbourg en ordre de marche
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Comptoir agricole de Hochfelden.Le site de Lauterbourg en ordre de marche

Agriculture La coopérative met en service son centre de stockage de céréales raccordé à la voie d'eau, dans la zone portuaire de Lauterbourg. Elle a investi 12 millions d'euros dans cet outil dont les capacités de stockage s'élèvent à 43.000 tonnes/an.

Lancé en exploitation dès octobre pour ne pas rater la campagne de collecte de cet automne, le nouveau site achève sa construction à la fin de ce mois. Il stocke 43.000 tonnes de céréales dont 80 % de maïs et 17 % de blé. La coopérative a investi 12 millions d'euros dans ce projet. Elle réalise ainsi la première implantation dans la nouvelle zone d'activité aménagée par le Port autonome de Strasbourg (PAS) à proximité de ses propres équipements.




Capacité accrue

Envisagée depuis de longues années, l'installation à Lauterbourg vient à point nommé pour soulager la logistique de la coopérative. « Nous connaissons un déficit de capacités de stockage pour la partie Nord de l'Alsace », souligne Michel Zimmermann, responsable du projet pour le groupe Comptoir Agricole de Hochfelden. Celui-ci est également responsable logistique du groupe Comptoir agricole, qui comprend la société haut-rhinoise Gustave Muller. « Une solution de proximité s'imposait pour réduire l'impact environnemental, d'autant plus que nos trois centres de stockage situés au port de Strasbourg sont arrivés à saturation de leur capacité cumulée de 300.000 tonnes. Leur extension physique s'avérerait compliquée », poursuit-il.Le nouveau site capte ainsi tous les flux du Nord-Alsace. Partant de chaque exploitation agricole par la route, ils font le plus souvent l'objet d'un regroupement préalable dans des centres de collecte intermédiaires. Lauterbourg peut réceptionner les céréales à raison de 400 tonnes par heure. Celles-ci se répartissent en douze cellules avant de se loger dans un silo de 40 mètres pour leur expédition. Le blé passe directement de la réception au stockage final, tandis que le maïs passe par une phase intermédiaire de séchage. L'expédition est lissée dans le temps : « Les contrats de vente courent en général sur six à neuf mois. À nous de garantir la qualité intacte pendant toute la durée de stockage », précise Michel Zimmermann.




Position stratégique

Lauterbourg présentait en outre l'atout de son embranchement fluvial. Ce mode de transport s'impose de façon presque naturelle au Comptoir agricole. « Nombre de nos clients alsaciens sont implantés le long du Rhin (les amidonneries Roquette et Syral, les Grands Moulins de Strasbourg, Costimex...) et nos principaux débouchés hors région se situent en Allemagne (amidonneries) et aux Pays-Bas (alimentation animale), deux pays facilement accessibles par la voie d'eau », expose Michel Zimmermann, Toutes structures confondues, le groupe coopératif collecte chaque année quelque 1 million de tonnes. Le maïs représente les trois-quarts du total, devant le blé. Les cultures alternatives du sorgho, du colza ou de l'orge font leur apparition, mais de manière timide.Ce site, qui s'étend sur trois hectares contribue à dessiner peu à peu la nouvelle zone d'activité du PAS, à Lauterbourg. Une autre parcelle de 10,5 hectares accueillera le terminal conteneur dont le Port confiera l'exploitation à un opérateur privé. La plate-forme s'étendra sur 48 hectares. La première tranche de 26 hectares (10 M€ investis par le PAS) achève son aménagement en cette fin d'année. Ses négociations avec les candidats se terminent.Le PAS vise aussi le raccordement ferroviaire, un dossier de 2,5 à 3 millions d'euros dont il espère l'inscription au prochain contrat de projets Etat-région.

Comptoir agricole



(Hochfelden)Président : Marc MoserDirecteur général :Denis FendCA 2012 : 398 M€302 salariés03 88 89 09 09

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