Parce qu'il veut boucler un dossier urgent, ou n'en ressent tout simplement pas le besoin, un salarié peut vouloir repousser ses vacances. Dans ce cas, le Compte épargne temps (CET) constitue un outil avantageux adopté par nombre d'entreprises, lors du passage aux 35heures. Objectif: accumuler des droits à congés payés non pris pour les utiliser plus tard ou en bénéficier sous forme de rémunération, immédiate ou différée. Pour cela, le détenteur du compte peut opter pour un versement en temps ou en argent. Dans le premier cas, le CET est alimenté via les congés payés annuels non pris (sauf les quatre premières semaines), les heures de repos compensateur ou encore les RTT inutilisées. Avec un total de reports ne pouvant excéder 22 jours par an. Dans le second cas, salarié et employeur peuvent y porter diverses sommes transformées en jours de congés. Il peut s'agir d'une augmentation de salaire, du treizième mois ou encore d'une prime d'intéressement. Par branche ou par entreprise, un accord est mis en place pour fixer les modalités et conditions d'utilisation du CET. Apportant une marge de manoeuvre supplémentaire pour les congés, ce dispositif remporte l'adhésion des salariés qui équilibrent mieux parcours personnel et professionnel. Il favorise également la réalisation de leurs aspirations telles que le suivi d'une formation ou la prise d'un congé parental d'éducation. Un bol d'air légitime en contrepartie d'un engagement soutenu.
Concrétiser un projet personnel, partir se former, souffler un peu... Grâce au Compte épargne temps, le salarié dispose de moyens pour réaliser ses voeux. Avec une souplesse accrue dans la pose de ses congés.