Nom de code : VDC pour Virtual Data Center. Une solution mise au point par la jeune pousse niçoise Solar Games, à l'origine d'une plateforme permettant aux entreprises de créer et d'administrer leurs propres "serious games", ces formations à distance qui empruntent les mécanismes des jeux vidéos et réseaux sociaux. « Ce sont nos clients qui nous ont mis la puce à l'oreille, explique son président Léon Chicheportiche. Certains utilisant notre plateforme non pas pour sa vocation première, la formation, mais pour la gestion électronique de leurs documents ». Un secteur - la GED - déjà bien occupé sur lequel Solar Game a donc choisi d'entrer par la porte détournée de l'animation et de l'organisation du travail collaboratif.
Outil clé en main
Aussi le centre virtuel est-il composé de quatre salles : une bibliothèque où télécharger, commenter, mettre à jour, liker les documents ; un espace de co-working doté, entre autres, de systèmes de tchat et de visioconférence ; une salle des experts et une autre consacrée à l'évaluation. « Toutes ces fonctions prises séparément existent déjà, mais c'est la première fois qu'elles sont toutes présentes dans un même outil et intégrées à une expérience de gamification avancée », revendique le dirigeant. Qui permet ainsi aux entreprises de coordonner et de dynamiser leurs échanges, d'animer leur communauté, d'évaluer ses connaissances et de partager les bonnes pratiques. Tout en gérant, coproduisant et conservant ses documents.
Levée de fonds
Fondée en 2011, Solar Games a la particularité d'être pilotée par des experts du monde du jeu vidéo et cible les grands comptes. Parmi ses clients, Orange, Renault ou encore Sanofi pour lequel elle a développé, en collaboration avec l'hôpital Necker, un centre de sensibilisation virtuel pour les enfants diabétiques dont le lancement est programmé à la fin du mois. La jeune pousse cherche à lever 800 000 euros afin de financer une version de sa plateforme adaptée aux tablettes et Smartphones, renforcer son équipe commerciale et partir à l'international, notamment en Angleterre où un premier contrat est en cours de déploiement. L'entreprise vient par ailleurs de signer un contrat de distribution avec une société franco-brésilienne. Solar Games emploie 11 personnes pour un chiffre d'affaires de 320 000 euros réalisé en 2016. Elle vise les 750 000 euros de facturations pour 2017.