Les solutions simples «Différents stades d'équipement existent, à commencer par le téléphone mobile. Un ordinateur portable avec une clé 3G permet aussi de se connecter partout», signale Jean-Marc Burgstahler, qui dirige le pôle mobilité de RBS, SSII basée en Alsace. Pour lui, «la messagerie internet sur téléphone et l'actualisation des agendas sont les services en plein essor». Ils sont proposés par les opérateurs téléphoniques par abonnement. Idéale en ville, cette solution doit encore se tester à la campagne. Le taux de couverture des réseaux pour se connecter de manière optimale est en effet encore variable selon les régions.
Les applications embarquées Selon les usages voulus par l'entreprise, on passe vite à des solutions plus développées fournies par les intégrateurs. «Pour les commerciaux et les techniciens de maintenance, par exemple, qui passent très peu au bureau, il est possible de les équiper afin qu'ils accèdent au terminal de l'entreprise pour consulter les tarifs, l'historique, l'état des commandes, le chiffre d'affaires des clients, etc.», indique Jean-Marc Burgstahler. Pour cette utilisation, les PDA, qui ont de fortes marges de manoeuvre technique, et les ordinateurs comme les minis PC sont préconisés. Le gain? La réactivité: «Pour les prises de commandes, il n'est plus nécessaire d'attendre la fin de la semaine pour remettre les commandes sur papier. Une saisie sur ordinateur directement vers le terminal permet un traitement plus rapide», explique-t-il.
Location ou achat? L'achat d'un logiciel implique le prix des licences, bien qu'un tarif dégressif soit appliqué en fonction du nombre d'utilisateurs. La location implique l'hébergement chez l'intégrateur qui s'occupe de la maintenance du système. Toutes les phases de traitement sont rapatriées, y compris les fichiers clients. «Externaliser ces données est encore un frein psychologique», constate Jean-Marc Burgstahler. Dans les deux cas, les rapports avec l'intégrateur sont primordiaux. «Il faut que la PME s'assure qu'en cas de problème, son prestataire s'appuie sur des spécialistes pour le régler en interne, sans forcément recourir à des sous-traitants sur le terminal», conseille-t-il.
Une préparation en interne «L'idée n'est pas de transposer le système de gestion tel quel sur le terrain mais de savoir ce qui est utile aux itinérants. Il faut choisir sa solution en fonction de cette donnée, qui varie beaucoup selon les métiers», explique-t-il. Une tournée avec un commercial permet au technicien de répondre à cette question avant de s'intéresser à l'aspect informatique de la solution. «Un projet typique se fait en trois mois avec toutes les différentes phases», indique le spécialiste alsacien.
Comment évaluer l'investissement? «Chez RBS, nous prenons le budget global de l'investissement pour le diviser par le nombre d'utilisateurs du système sur un mois. Par exemple, si cela représente 50€ par mois par utilisateur, l'entreprise pourra mesurer concrètement son investissement. Cela alimentera son analyse par les résultats de productivité ou d'organisation que cela peut représenter», explique Jean-Marc Burgstahler.
Les solutions dites "nomades" pour faciliter l'activité des personnels itinérants et les services au client sont multiples. Jean-Marc Burgstahler, responsable du développement du pôle mobilité de l'intégrateur et éditeur de logiciels RBS, donne quelques pistes de réflexion.