Mi-décembre, le tome 2 du Livre blanc consulaire a été envoyé à près de 450 élus politiques et économiques au niveau régional et national. Retour sur cette sortie remarquée concernant la réforme des collectivités locales.
Des réflexions consulaires
Après plus de neuf mois de travail intensif après la sortie en mars du tome 1 du Livre blanc consulaire, le tome 2 a été envoyé à la mi-décembre à pas moins de 450 élus politiques et économiques régionaux et nationaux. «Nous apportons des réflexions et des convictions sur la réforme concernant l'avenir des collectivités et de la fiscalité locale», explique Dominique Magdelaine, directeur délégué à la CCI Grand Lille.
Être grand pour être identifié
En tournant les premières pages de l'ouvrage consulaire, le lecteur remarque très vite cette comparaison avec nos voisins européens. «Notre conviction est qu'une grande région est facile à identifier au niveau international. L'exemple est flagrant avec les Länder allemands. Le Nord-Pas-de-Calais n'est que la 24e région économique d'Europe. Il faut aussi mettre les intercommunalités à l'échelle d'un bassin de vie économique et de population», considère Charles-Edouard de Colnet, chargé de mission de la commission de la CCI Grand Lille concernant les relations avec les collectivités territoriales.
Clarifier les compétences
«Le diagnostic dans ce document est simple. Nous avons une approche par compétence. Aujourd'hui, au niveau local nous devons faire face à un millefeuille de compétences. Notre conviction est juste de dire qu'il faut mettre chaque compétence devant un échelon local. Si il y en a un où il n'y a rien devant, nous n'en avons peut-être plus besoin», explique clairement Jean-Louis Guérin, directeur régional du développement économique et territorial à la CRCI.
Émergence de la métropole
Outre le fait que l'ouvrage montre bien l'atout d'une meilleure articulation des compétences entre la Région et le Département, il pointe aussi les atouts d'une métropole de dimension européenne. «L'idée est à terme d'avoir trois grands territoires: le Littoral, une Aire métropolitaine et le Hainaut-Cambrésis. L'émergence d'une grande métropole-département comme Paris peut être à envisager. Ce n'est pas un sujet tabou», confirme Dominique Magdelaine.
Des craintes sur la fiscalité
Même si le réseau consulaire se satisfait de la suppression de la TP, il émet cependant des réserves sur l'impôt qui va la remplacer. «Nous sommes pour garder un lien fiscal entre l'entreprise et la collectivité. Même si le problème de la fiscalité doit théoriquement être résolu à la mi-janvier, nous savons qu'il se reposera après la réforme des collectivités. Un tel impôt pèse sur les investissements probables d'une entreprise. Nous voulons donc une fiscalité intelligente et avoir de la visibilité et une lisibilité sur 5ans pour nos sociétés», conclut Jean-Louis Guérin de la CRCI.