La dernière plénière du Centre des jeunes dirigeants du Grand Toulon, consacrée aux leviers de croissance des PME, affichait complet. Preuve s'il en est que bon nombre d'entreprises sont souvent confrontées à la question des financements pour soutenir leur croissance. Alors qu'il existe de nombreuses aides publiques en phase de création et qu'il est également souvent plus facile de lever 2M€ que 300.000€, des organismes existent en région pour intervenir dans la phase de post-création de l'entreprise. «Les business angels, représentés dans le département par VBA, financent entre 50.000 et 300.000€ le capital d'amorçage, qui est souvent le premier apport en capital d'une entreprise. Ils apportent aussi un accompagnement individualisé», explique Claude Bozzo, président de VBA. Autre organisme, ProxiPaca, couvre l'ensemble des besoins en fonds propres des entreprises régionales, de l'amorçage à la transmission, pour des montants compris entre 50.000€ et 500.000€ dans des tours de table pouvant aller jusqu'à 3M€. Ainsi, des investisseurs privés sont prêts à prendre des risques pour asseoir le développement des PME. Mais pas à n'importe quel prix. Les dirigeants de PME doivent les convaincre de la crédibilité de leurs projets.
Ne pas avoir peur d'ouvrir son capital
Ainsi, le business plan doit refléter le projet du chef d'entreprise, et doit être son expression. Il est donc conseillé de «proscrire les business plans trop complexes et surtout rédigés par une personne extérieure», confie Christine Cerrato, directrice de participation ProxiPaca. Mais, les investisseurs attachent aussi de l'importance à la personnalité du dirigeant, à sa capacité à être crédible et à ne pas avoir peur d'ouvrir son capital. Il doit aussi solliciter cette levée de fonds au bon moment. Cette première barrière franchie, les deux conférenciers insistent sur le fait qu'un investisseur entre dans un projet pour en sortir: «s'il ne perçoit pas de porte de sortie, l'investisseur ne viendra pas. Enfin, dans tous les cas, il ne faut pas perdre de vue que l'investisseur est intéressé par l'innovation qu'apporte l'entreprise. Elle est en effet la garantie finale de la réussite du projet sur le marché et donc de la valorisation de son investissement».
À l'occasion de sa plénière du 19 octobre, le CJD Grand Toulon a choisi d'aborder la thématique des «leviers de croissance pour les PME».