S'il est un métier qui a fortement évolué ces vingt dernières années, c'est bien celui de l'accueil. En entreprise comme dans l'événementiel, un joli minois et de belles gambettes ne suffisent plus, ni aux employeurs ni aux clients. D'un côté comme de l'autre, la fonction accueil s'est professionnalisée en même temps qu'elle s'est diversifiée. La société toulousaine City One, l'un des leaders nationaux du secteur, en est une bonne illustration. Les conditions de sa création sont celles de la plupart des petites entreprises qui se sont lancées dans l'accueil et l'animation au début des années 90. Sophie Pécriaux, sa fondatrice, termine son MBA à Toulouse lorsque Coca Cola lui propose de rempiler comme hôtesse pour le Tour de France 1991. Un job d'été qu'elle connaît bien: «Ce genre de petit boulot d'été me permettait de financer ma vie d'étudiante», raconte-t-elle. Mais cette fois, c'est différent: «Je n'étais plus étudiante mais diplômée donc j'ai accepté le job mais en tant que consultante.» Après une immatriculation à la hâte auprès de la CCI de Toulouse, elle signe le premier contrat de City One. Elle a alors 24ans. Très vite, l'entreprise va se constituer un portefeuille dans l'événementiel mais aussi l'animation commerciale, avec des prestations en boîtes de nuit pour de gros clients cigarettiers ou marchands d'alcool. Aujourd'hui, la filiale City One Field Marketing (cf. encadré ci-dessous) travaille pour de grandes enseignes du monde industriel et agroalimentaires, telles que Danone Eaux France, La Laitière ou Heineken-Fischer.
Proximité et qualité
Après l'événementiel et la promotion des ventes, City One va se faire une place sur le marché de l'accueil physique et téléphonique en entreprise, au milieu des années 90. Aujourd'hui, beaucoup de grands groupes en région parisienne ont fait le choix d'externaliser la fonction accueil. Selon Étienne Mauger, directeur régional Sud-Ouest, cette tendance est promise à un fort développement en région: «Une quinzaine de grosses entreprises de la région toulousaine comme Akerys, GRDF ou EADS nous font aujourd'hui confiance pour gérer et optimiser leur fonction accueil. Notre marge de progression est importante à l'heure où les sociétés cherchent à se recentrer sur leur coeur de métier.» Pour lui, le principal atout de City One est son professionnalisme: «La qualité du service rendu est notre cheval de bataille. Pour cela, il nous faut rester proches de nos clients, leur proposer des prestations sur-mesure et contrôler sans cesse notre niveau de qualité.»
L'international si les clients existants le demandent
Certifiée NF Service et Iso 9001, City One met aussi l'accent sur le recrutement et la formation de ses collaborateurs. Le groupe a d'ailleurs ouvert, à Paris, son propre centre de formation aux métiers de l'accueil, de la promotion des ventes mais aussi de l'aéroportuaire. Un secteur pour lequel City One dispose d'une filiale dédiée depuis 2002. «City Flight Services est l'un des moteurs du développement du groupe», précise Étienne Mauger. Spécialisée dans l'accueil commercial et l'assistance passagers pour plus de 25 compagnies aériennes sur les aéroports Paris Charles de Gaulle et Orly , cette filiale génère une part importante du chiffre d'affaires de City One. Une activité qui pourrait conduire City One à franchir les frontières. Pour l'instant implanté en France (dix agences) et en Belgique (une agence), le groupe n'exclut pas un développement à l'international. «La stratégie de City One est bien entendu de confirmer et de continuer à diversifier sa position en France et en Belgique mais également de s'orienter vers un développement plus fort à l'international, explique Anne-Sophie Carbonnaux, directrice commerciale du groupe. Cela se fera au travers de la volonté de nos clients existants de prolonger leur partenariat avec City One au-delà des frontières.»
La petite agence d'hôtesses City One, créée à Toulouse en 1991, est devenue l'un des leaders nationaux du secteur des métiers de l'accueil. Un savoir-faire qu'elle développe en France et en Belgique autour de cinq filiales spécialisées, ayant généré quelque 53M€ de chiffre d'affaires en 2008.
Aline Gandy