CIP sysTems, concepteur de systèmes industriels de nettoyage des convoyeurs mais aussi de décontamination des surfaces par ultrasons pour l'industrie agroalimentaire (essentiellement les secteurs de la viande, des fruits/légumes et du poisson) et pharmaceutique, annonce une première levée de fonds de 1,35 million d'euros auprès de Finovam Gestion.
Programme de recherche européen
Un apport qui lui permet de finaliser l'industrialisation de ses prototypes d'ici à la fin de l'année et de recruter trois premiers postes : un ingénieur agronome, un technico-commercial et un chargé d'affaires. Son président, Frédérick Bossaert, vise une vingtaine de salariés d'ici à 2020 pour un chiffre d'affaires qui atteindrait alors 5 millions d'euros. Fruit d'un programme de recherche européen démarré en 2008 et financé par la Commission européenne (ndlr : pour chercher des alternatives à l'utilisation de l'eau dans le nettoyage industriel), la société CIP sysTems est créée en avril 2016 par trois cofondateurs : Pascal Tierce, Jean-Marie Ridez et Frédérick Bossaert.
Procédé de nettoyage dit « révolutionnaire »
L'entreprise dit détenir un procédé qui « révolutionne le nettoyage en intégrant les toutes dernières technologies ultrasons et en permettant une réelle économie en énergie », fait savoir Frédérick Bossaert, président de CIP sysTems avant d'ajouter : « nous proposons un nettoyage des bandes à leur retour, l'industriel n'est pas contraint par l'arrêt d'une ligne de production », ajoute-t-il.
Commercialisation
CIP sysTems prévoit de démarrer la commercialisation de ses solutions dès 2017 avec un focus particulier sur la France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie. L'entrepreneur prévoit également de développer de nouvelles gammes d'équipements : « une troisième famille pour le nettoyage des obliques, en bande non-horizontale ». Un développement qui devrait voir le jour dès 2017 et qui compléterait les gammes existantes de bandes lisses et modulaires et les cuves de nettoyage de pièces par ultrasons. La BPI subventionne l'entreprise pour cette troisième famille à hauteur de 200 000 euros.