Cilso : «Nous recherchons l'addition des compétences»
# Services

Cilso : «Nous recherchons l'addition des compétences»

Logement social Le nouveau président du Cil Sud-Ouest, Norbert Hieramente, devra négocier un rapprochement avec un ou plusieurs autres Cil.

V


ous avez été élu, le 11avril, président du Cilso, Comité interprofessionnel du logement Sud-Ouest. Pourquoi votre prédécesseur, Jean Robert, n'a-t-il pas souhaité se représenter?

Les Cil (comités interprofessionnels du logement, ndlr) vivent actuellement une mutation importante. Depuis l'été 2010, il n'y a plus 109, mais 21 collecteurs du 1% logement. Et l'UESL (Union des entreprises et des salariés pour le logement) souhaite voir ce nombre se réduire entre huit et douze. Jean Robert a considéré que les négociations entre les différents Cil allaient demander un temps relativement important. Compte tenu des autres obligations qui l'occupent par ailleurs, il a préféré qu'un autre président porte ces négociations dans le temps.


Où en sont les discussions avec les autres Cil?

Ma première priorité est de mener à bien les discussions qui s'engagent avec d'autres Cil. Actuellement, tous les Cil négocient d'éventuels rapprochements. En ce qui concerne les administrateurs du Cilso, nous ne cherchons pas forcément la complémentarité géographique, mais l'addition des compétences. L'idée est plutôt de s'allier avec un groupe qui dispose d'une collecte importante et de peu de production.


Le Cilso pèse 2% de la collecte nationale, il devra nécessairement s'allier avec un Cil plus important...

Tout d'abord, je réfléchis à embaucher très rapidement une ou deux personnes pour augmenter notre collecte. Cela permettrait de passer à 4%. Ensuite, nous ne pesons peut-être pas beaucoup en terme de collecte, mais nous sommes dans les trois meilleurs en dynamique de production. Le Cilso gère un parc de 47.000 logements et effectue 3.700 livraisons par an. Nous avons de très bons résultats et des équipes dont le professionnalisme est unanimement reconnu. Ces atouts intéressent de nombreux Cil.


Les questions liées à la présidence et à l'implantation du siège sont-elles centrales?

Il s'agit là d'enjeux de pouvoir, indéniablement. Nous ne sommes pas naïfs. Mais, je le répète, nous bénéficions de nombreux atouts. Le futur groupe devra avoir besoin de notre savoir-faire. Si un gros collecteur cherche une alliance avec un gros producteur, pourquoi devrait-il nous imposer de prendre l'avion pour nous rendre à un conseil d'administration à Metz, Nice, Paris ou ailleurs? Le professionnalisme doit s'imposer. Qui produit? Qui est rentable? Qui dispose des bonnes équipes et des bons outils, comme notre société de coopération HLM? L'essentiel reste tout de même de conserver les opérationnels sur place. L'ensemble du conseil d'administration est convaincu que notre maillage territorial doit nous permettre de traduire l'expression des politiques des élus locaux.

# Services