La créatrice
En poussant la porte de la Fashionnerie des Juniors, les enfants la regardent avec de grands yeux. C'est à elle qu'ils doivent cet univers féerique. Christine Delattre a mûri ce projet pendant des années. «Quand j'ai découvert ce concept de mini-salon de coiffure à Rome, j'ai tout de suite compris qu'il y avait un potentiel». Coiffeuse de formation, Christine Delattre décide alors de se lancer. Elle mène sa propre étude de marché et contacte l'association Nice Côte d'Azur Initiative (ex-Fier Entreprendre). «Sans leur label, rien n'aurait été possible». La créatrice se met ensuite à la recherche d'un local cosy et abordable. Une ancienne bijouterie, située dans le carré d'or, répond ses attentes. Le budget travaux, fixé à 35.000€, suffit à transformer les lieux.
Le concept
Dans ce salon de 15m², seuls les moins de 21 ans peuvent prétendre à une coupe. «Cet endroit leur appartient», précise la créatrice. Tout y est fait pour rassurer les enfants: dessins animés, livres et jouets sont à disposition des clients. Près du miroir, une multitude de barrettes font même de l'oeil aux petites filles. «Le plus important pour moi est de leur faire passer un bon moment». En plus du shampoing et du brushing, Christine Delattre propose des séances de manucure, pédicure et maquillage. Slogan du mini-institut? «L'espace où l'enfant est roi»!
Les perspectives
Après cinq mois d'activité, l'établissement de Christine Delattre en est à ses balbutiements. Pour la maîtresse des lieux, les trois années à venir seront déterminantes. «Je bénéficie aujourd'hui des avantages de la nouveauté. Les gens sont curieux de découvrir le concept. Cela se tassera peut-être ensuite». Prudente, la chef d'entreprise table sur un prévisionnel pessimiste: 33.000€ de CA en 2010. «Pour mettre toutes les chances de mon côté, je travaille du mardi au dimanche», précise-t-elle. Plus de 200 têtes blondes ont déjà franchi les portes de la Fashionnerie des Juniors. Même si elle n'est pas encore en mesure de se dégager un salaire, Christine Delattre savoure sa nouvelle vie. Elle envisage même de franchiser d'ici quelques années.
À Nice, un salon de coiffure se consacre à 100% aux enfants. Une première dans la région. Une fois l'investissement rentabilisé, la créatrice espère dupliquer le concept en franchise.