CEEI Provence : Banques, fonds d'investissements, mode d'emploi
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CEEI Provence : Banques, fonds d'investissements, mode d'emploi

Le Centre européen d'entreprise et d'innovation (CEEI) Provence a organisé le 15septembre dernier un café-info sur le thème: «Financer les investissements des entreprises innovantes». Rencontre avec une banque et un fond d'investissement.

Difficile parfois pour une entreprise inscrite dans une démarche d'innovation de retrouver son chemin dans la multitude des financements existants. Même si le banquier reste l'interlocuteur incontournable du dirigeant. «Lorsque l'on monte un dossier, il est indispensable de se mettre à la place de son banquier, estime Sauveur Cascone, chargé de mission marché des professionnels à la BPPC. En se posant les bonnes questions, relatives à sa motivation, ses points forts et faibles, sa concurrence, ses besoins, mais aussi la crédibilité de ses prévisions. Il faut être honnête avec soi-même. Sans oublier que le nerf de la guerre reste la trésorerie, et les garanties dont on peut disposer...»




Transparence et confiance Pour Christine Cerrato, directrice des participations du fond d'investissement Proencia, si les banques restent indispensables, il existe d'autres interlocuteurs plus adaptés lorsque se pose la question des fonds propres. «Collectivités, Oséo, fonds d'investissements (capital amorçage, capital-risque, capital développement, fonds de LBO), ou encore business angels, tous ont des spécificités et sont adaptés à une étape bien précise de la vie de l'entreprise, explique-t-elle. Les fonds attendent que leur investissement de départ se valorise au travers du projet. Ils recherchent des projets avec des profils de croissance réels mais crédibles. Ils attendent du porteur de projet une réelle transparence, et de la confiance». Car si pour le chef d'entreprise, cet apport en fonds propres peut permettre d'envisager une stratégie à moyen ou long terme, pour l'investisseur, en position de minoritaire, le risque est toujours présent. «Et plus on innove, plus c'est risqué...», conclut Christine Cerrato.

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