CCI Bretagne : Echec de la tentative de putsch de l'Ille-et-Vilaine face au Finistère
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CCI Bretagne : Echec de la tentative de putsch de l'Ille-et-Vilaine face au Finistère

Le Finistérien Jean-François Garrec, président sortant de la CCI Bretagne, qui en assurait l'intérim depuis la démission d'Alain Daher, a été réélu pour cinq ans à la tête de l'institution le 20 décembre. Candidat surprise de l'Ille-et-Vilaine, face à lui, Benoît Cabanis n'a pas réussi sa tentative de prise de pouvoir, à deux voix d'écart.

Benoît Cabanis pensait avoir le soutien du Morbihan. Mais « les vents du Golfe sont changeants... », comme il le dit lui-même. Candidat surprise à l'élection à la présidence de la CCI Bretagne, qui se tenait le 20 décembre à Rennes, l'élu d'Ille-et-Vilaine, dirigeant de Socah Hydraulique à Châteaubourg (80 salariés, 14 M€ de CA), confie avoir pris, cinq jours plus tôt, sa décision d'y aller. Il pensait avoir une légitimité en tant que trésorier de la précédente mandature. Il s'est cassé les dents face au sortant Jean-François Garrec. Le Quimpérois a recueilli 20 voix contre 18 pour son challenger malheureux. L'Ille-et-Vilaine dispose de 13 voix, le Finistère 10, le Morbihan 9 et les Côtes-d'Armor 6. Un rapport de forces ravivant toujours de vieux débats entre l'est et l'ouest

Un lot de consolation

La présidence de la commission des finances fait figure de lot de consolation pour Benoît Cabanis, qui ne siégera plus au bureau. « Je vais participer... On gagne toujours quand on dit ce que l'on pense », déclare-t-il fairplay. Son projet n'a pas eu d'écho suffisant : « Pour moi, une CCI régionale doit être une CCI stratège, lobbyiste, coordinatrice, plus agile et plus souple, au service des CCI territoriales opérationnelles. Il faut alléger cette structure qui a perdu 45 % de ses ressources depuis 2014, lui donner les capacités de mouvement. Si on se contente d'ajuster, ça ne marche pas ! Nos salariés doivent passer plus de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur ; 25 % d'entre eux dans les CCI bretonnes sont utilisés dans les services supports, c'est trop », selon lui.

Appel au rassemblement

A 65 ans, Jean-François Garrec, quant à lui, s'est félicité de son élection appelant au rassemblement et à la sérénité après avoir été surpris par cette candidature de dernière heure. D'autant plus qu'il dit avoir reçu huit jours auparavant le soutien des territoires. « Le vote est terminé, les résultats sont là. Nous avons en mains les ressources pour relever le défi. Les 1 800 collaborateurs des chambres (Ndlr, 972 sans les concessions d'équipements avec 85 postes en moins depuis un an) attendent beaucoup de nous », a-t-il déclaré.

Plusieurs chantiers l'attendent : la définition des projets stratégiques, l'établissement de nouveaux schémas sectoriels et la préparation de la convention d'objectifs et de moyens avec l'Etat et la Région. Deux assemblées générales sont d'ores et déjà prévues les 24 février et 15 mars. Il y sera notamment question du budget 2017, aux alentours de 100 millions d'euros dont 7 millions pour le fonctionnement de la CCI régionale qui emploie 55 personnes. Il a reçu les encouragements du préfet et de Loïg Chesnais-Girard, vice-président du conseil régional à l'économie. Ce dernier a recentré l'issue de cette élection sur les trois métiers essentiels des CCI, "partenaires structurants" : la gestion d'équipements, la formation et le développement économique.

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