Le padel et le foot à 5 feront-ils prochainement un peu de place au speewoll auprès des adeptes des sports collectifs de salle ? C’est le vœu formulé par le négociant alsacien Casal Sport, implanté à Altorf dans le Bas-Rhin, et son homologue parisien Huwa-Sport, à l’origine de la résurrection de ce jeu de ballon imaginé et breveté sous l’appellation "toming", dans les années 1980, par un ancien joueur du RC Lens. "Il voulait continuer la pratique de façon ludique après sa carrière professionnelle. Mais il n’est pas allé au bout du projet que son fils a récemment ressorti des cartons avant de le retravailler et de l’adapter", raconte Benoit Wanner, responsable activités multisports chez Casal Sport.
Trois prototypes installés en région parisienne
Séduit par le concept, le distributeur d’équipements sportifs pour les collectivités, les établissements scolaires et les clubs débloque un petit budget pour faire fabriquer des premiers prototypes auprès du chaudronnier Semak, basé à Obenheim (Bas-Rhin). Car, outre un filet de tennis et un revêtement en gazon synthétique, le terrain dédié au speewoll se distingue par la présence de deux murs en origami, composés de tôle pliée et soudée pesant 400 kg, générant des renvois imprévisibles des deux côtés de l’espace de jeu. Trois d’entre eux ont été installés en région parisienne afin que le public puisse tester cette discipline qui "fait appel à des qualités d’adresse, d’agilité et de mobilité sur fond de ballon pied", selon Benoît Wanner. Fourni et posé, le terrain de speewoll représente un investissement de 42 000 euros.
Les salles de sport, les collectivités et les clubs de football ciblés
De son côté, Casal Sport a réalisé un film promotionnel et quelques opérations de communication. La société, filiale du groupe Manutan spécialisé dans la distribution d’équipements pour entreprises et collectivités, vient également de se lancer dans la commercialisation du concept. "Nous n’avons pas d’objectifs quantitatifs en cette année de lancement. Si on en vend cinq, c’est très bien", précise Benoit Wanner. Si Huwa-Sport cible les salles de sport privées avec cette innovation, Casal Sport s’occupe des clubs de football et des collectivités.
Alors que les budgets des collectivités sont plutôt orientés à la baisse, le négociant alsacien, qui emploie 130 personnes pour un chiffre d’affaires de 43,60 millions d’euros en 2023, veut se donner du temps avant de convertir les pratiquants dans l’objectif de vendre une vingtaine de terrains en 2027. Tout en comptant sur un éventuel changement de mode et sur un coup de pouce d’un ancien footballeur professionnel pour, d’ici là, faire gagner le speewoll en notoriété.