Travailler à l'international est un tout: la langue, la culture, les pratiques commerciales, le marketing, la communication... Pas toujours simple pour une PME d'aborder un marché sans déstabiliser ses équipes françaises. C'est le constat qu'a fait Caroline Bourgeois-Riou, 43 ans. Elle affiche un parcours à l'international depuis qu'elle a son bac, alternant les jobs et les retours sur les bancs de l'école. «Je suis partie très jeune en Allemagne en travaillant dans l'hôtellerie puis en étudiant dans une école hôtelière pendant quatre ans, confie celle qui aime les poèmes allemands. De retour en France, je me suis occupée de l'activité export d'un producteur de yaourts en MDD. Quand la PME a été rachetée par un groupe anglais, j'ai repris des études à Paris pour obtenir un master en management des affaires internationales. L'occasion d'évoluer en alternance pour ce groupe anglais et d'appréhender les techniques de marketing anglo-saxonnes.» Elle côtoye les secteurs de la grande distribution, de la pharmacie, de l'industrie... «Quels que soit le secteur ou la taille de l'entreprise, les PME françaises ont des lacunes en terme de communication quand il s'agit de travailler à l'international, analyse Caroline Bourgeois-Riou. La démotivation des équipes entraîne ainsi un retard dans le développement et une non atteinte des objectifs.» En créant Europe S2M à Lyon en avril, elle entend mettre son expertise du marketing international au service des PME rhônalpines qui veulent pénétrer les marchés étrangers et des PME étrangères, allemandes par exemple puisqu'elle dispose d'un réseau germanique fort, qui souhaitent s'installer en France. Ses missions consistent à accompagner les PME pour définir une stratégie et à former les équipes à l'interculturalité. Europe S2M vise 150.000€ de chiffre d'affaires pour 2013 avec l'embauche d'un collaborateur. @email
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