Cari : Le rachat qui tombe à pic
# Industrie # Reprise

Cari : Le rachat qui tombe à pic

Fin novembre, le groupe familial bordelais Fayat s'est porté acquéreur de Cari. Un rachat qui tombe à pic, alors que Georges Dao réfléchit à l'avenir de son entreprise et que Fayat s'intéresse au marché local.

D'un côté, il y a le groupe d'envergure nationale qui lorgne sur les grands ouvrages en perspective dans le département: Grand Stade, Plaine du Var... De l'autre, l'entreprise locale, qui a les compétences et l'implantation pour assurer ces grands projets, mais s'estime trop frêle pour s'y attaquer.




Cession à la fin du mois

Les deux structures, c'est bien sûr Fayat et Cari, qui ont signé un accord de cession fin novembre. La vente devrait être effective à la fin du mois. D'après Georges Dao, c'est le groupe familial bordelais qui a donné l'impulsion. Attiré par les perspectives de développement azuréennes bien sûr, mais aussi séduit par la démarche de Cari, tournée vers les partenariats public-privé, l'efficience énergétique et la responsabilité sociale des entreprises (RSE).




Indépendance garantie

Si Georges Dao s'est laissé croquer, c'est notamment parce que le groupe bordelais aux 2,8milliards d'euros de CA a coutume de maintenir les filiales qu'il acquière en l'état. Il faut dire que le groupe indépendant est un habitué des acquisitions. Quelques jours avant de s'offrir Cari, il prenait possession de Nord France Construction à Lille. Fin 2008, c'est sur Razel qu'il jetait son dévolu. Aujourd'hui, Fayat compte près de 100 filiales en France et à l'étranger et emploie 16.000 personnes. Cari restera donc autonome et pourra maintenir sa politique de RSE. Et si c'est Éric Ferrari, président de Bec Construction Provence, qui prendra la direction générale du nouveau conseil d'administration, Georges Dao en sera le président pour trois ans. Pas plus car, à 62ans, le patron omniprésent dans le monde socio-économique azuréen pense à l'avenir. «C'est un métier usant et il y a encore plein de choses que je n'ai pas faites», explique le sexagénaire qui, même à la retraire, sera présent dans la vie de la Cité.




Tél.04.92.08.40.39. www.cari.fr

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