Comment faire savoir son savoir-faire? Quand une jeune entreprise ne dispose pas d'un budget suffisant à lancer des campagnes publicitaires conformes à ses voeux, elle doit recourir à des solutions alternatives, souvent efficaces mais chronophages. Diplômé de l'ESSCA d'Angers, Alexis Raymond, 33 ans, travaille pendant dix ans pour une enseigne majeure de la grande distribution en France, en Thaïlande et au Brésil. Une expérience qui le met au contact quotidien de PME et est à la source de l'idée qui le conduit, en février2011, à créer sa société, Achat Centrale, une SARL à 10.000 €.
Web: passage obligé
«J'ai constaté la difficulté des PME et TPE à optimiser leurs postes d'achats de services généraux. Ce n'est souvent pas la première préoccupation du dirigeant dont le métier est de développer son business. Et, seule, une PME peut difficilement négocier les prix avec un fournisseur.» Achat Centrale se positionne comme un regroupement d'achats à destination des TPE-PME qui permet à ses adhérents l'accès à des tarifs négociés comparables à ceux des grands comptes. Et ce sur l'ensemble des frais généraux, des consommables de bureau à la location de voiture, en passant par les solutions téléphonie. Problème: comment toucher une clientèle à la fois potentiellement très diversifiée et géographiquement dispersée? «Une campagne classique de pub télé, radio ou presse est hors de portée de mon budget communication. Même un encart dans une revue professionnelle coûte 3.000 à 4.000€», admet Alexis Raymond, qui explore d'autres pistes. Premier outil: «le web est un vrai passage obligé. Un site Internet est le premier investissement incontournable.» Surtout quand, pour quelques centaines d'euros, les services des moteurs de recherche tels Google Ads vous permettent d'apparaître en haut de page. Deuxième axe de communication: l'événementiel, la participation à des salons dédiés, type Planète PME.
Investissement réseaux
Alexis Raymond s'investit aussi beaucoup dans les réseaux d'affaires comme BNI France ou les rencontres proposées par le Medef ou la CGPME. Outre ces pistes, Alexis Raymond est persuadé de la pertinence de la prospection téléphonique et du mailing. «Je passe une quinzaine d'appels par jour à partir de fichiers ciblés. Sur dix appels, j'ai deux personnes éventuellement intéressées et six sur dix adhèrent ensuite», se félicite-t-il. «Financièrement, ces méthodes de com' sont très intéressantes. Mais chronophages. Je suis en train d'approcher les réseaux d'accompagnement pour pouvoir embaucher un commercial à plein-temps. Même si la relation directe avec le client est primordiale», conclut Alexis Raymond.
Comment toucher une clientèle potentiellement très diversifiée, géographiquement dispersée et avec un budget limité? Réponse avec le patron d'Achat Centrale.