« Même si, dans notre région, nous pouvons compter sur une proximité géographique entre la France et l'Allemagne, ce sont deux mondes. Les différences sont encore importantes et les frontières sont des barrières économiques, les cultures et les réglementations sont différentes. L'objectif du club est donc de travailler à créer des liens, des ponts... » C'est le constat que dresse Daniel Steck, co-président du Club d'affaires franco-allemand Rhin supérieur Oberrhein/RSO. Dans le Rhin supérieur, ce club fête cette année ses dix ans et rejoint la vingtaine de clubs franco-allemands qui existent aussi bien en France qu'en Allemagne à Bordeaux, Hambourg, Lyon ou Francfort par exemple. Pour autant, le Club RSO est le seul à être situé de part et d'autre de la frontière. Ses membres partagent ainsi les événements organisés par le club sous l'angle franco-allemand. Les visites d'entreprises sont organisées aussi bien en Alsace que dans le pays de Bade. « Nous nous retrouvons dans une entreprise pour traiter un thème en lien avec la relation franco-allemande. Nous regardons ainsi le sujet sous les deux aspects puisque la façon d'aborder les thématiques est différente d'un pays à l'autre. Par exemple, l'Usine du futur n'est pas vue de la même façon dans nos deux pays voisins » détaille Daniel Steck.
Co-présidence
Celui-ci entame son troisième mandat et co-préside le club en binôme avec Marduk Buscher depuis le début de l'année. Marduk Buscher dirige l'entreprise IT + Media à Baden-Baden et Daniel Steck y voit « une opportunité de développer le club en direction du Nord de notre région frontalière. Depuis la création du club RSO, il y a toujours eu une co-présidence issue de notre particularité à être situés sur la frontière. Nous sommes ainsi sur un pied d'égalité et cela contribue à faire rayonner le club de façon plus large ».
Relations transfrontalières
Le club compte 250 adhérents. « Nos membres sont issus de tous les secteurs de l'économie, de l'industrie, des services, de l'informatique, des banques... Qu'il s'agisse de TPE ou de grands comptes, ce qui importe, c'est de manifester un intérêt pour les relations transfrontalières et franco-allemandes » souligne Daniel Steck, qui n'oublie pas non plus que « le transfrontalier se construit aussi au niveau de la jeunesse ». Ainsi, pour la deuxième année consécutive, le club RSO remettra, à l'automne, dans le cadre de la semaine de l'Entrepreneur européen, un prix à des étudiants. Ceux-ci auront planché sur un projet franco-allemand. De quoi assurer la relève ?