Les faits. Le 10 mai, l'association www.bzh a pu pousser un « cocorico breton » bien mérité. L'ICANN (association qui gère l'internet mondial et délivre les nouvelles extensions) a donné son accord pour la création d'adresse internet en .bzh. L'analyse. Depuis 9 ans, Michel Baudin, David Lesnevan et Mikael Bodlore Penlaez (sur la photo ci-dessus) militent pour que la Bretagne ait droit à son extension sur le net. Un processus long, initié en 2004 par l'ancien député finistérien Christian Ménard, qui aura au final coûté 250.000 euros. Mais la vingtaine de bénévoles de l'association n'aurait pas été aussi loin sans la mobilisation des élus locaux et des citoyens. Une pétition, lancée en 2006 pour soutenir l'initiative, a recueilli plus de 350.000 signatures. Un succès populaire qui se concrétisera au premier semestre 2014. « Nous avons encore une phase de vérification et de contrôles techniques avec l'ICANN mais la mise en service du .bzh est actée et aura bien lieu », jubile Mikael Bodlore Penlaez. Dans un premier temps, seuls les partenaires privilégiés de l'association auront immédiatement accès à l'extension (Produit en Bretagne, par exemple). Ensuite, toute personne physique ou morale qui souhaite manifester un attachement à la Bretagne pourra en faire la demande. La procédure sera la même que pour les extensions en .fr, car les sociétés prestataires seront habilitées à délivrer les nouveaux .bzh. Pour ce qui est du coût, des discussions sont encore en cours, mais il devrait être inférieur à 100 euros. « L'intérêt économique sera direct et évident », promet Mikael Bodlore Penlaez, vice-président de l'association. L'extension .bzh optimisera le référencement dans les requêtes des moteurs de recherches. « Ça sera aussi un signe de confiance, vis à vis des clients, comme des fournisseurs ou des consommateurs. Un .bzh vaudra beaucoup de drapeaux bretons ». Maintenant que cette extension est acquise, les membres de l'association n'appelent qu'à une chose : « se saisir de cet outil pour faire vivre la Bretagne sur le web ».
- LE CAS DE COM'