Elles ne sont qu'une poignée d'entreprises en France à proposer du dégraissage industriel en sous-traitance. Parmi elles, BW Industrie implantée à Sarrebourg. L'entreprise dirigée par Laurent Wagner emploie une vingtaine de personnes. Spécialisée dans le nettoyage de pièces utilisées en industrie, elle est équipée d'un parc de machines de dégraissage et de lavage industriel en circuit fermé pour des pièces en tôle découpée/emboutie, usinées ou encore en plastique. « Le dégraissage consiste à nettoyer les pièces mécaniques en retirant les huiles utilisées lors de leur fabrication ainsi que les différents autres polluants », précise Laurent Wagner qui vient d'investir près de 150.000 € dans une nouvelle machine de dégraissage à base d'alcool modifié. Placées dans des paniers métalliques, les pièces sont nettoyées, avec des solvants en phase liquide et vapeur, en circuit fermé, sous vide avec des ultrasons permettant de travailler sans rejets dans l'atmosphère ni dans l'environnement. Une fois séchées, les pièces sont prêtes à être réexpédiées chez le client. Des clients qui se situent principalement dans une zone de chalandise de 200 km environ autour de Sarrebourg. « Notre métier nécessite de transporter de grands volumes de pièces, nous travaillons donc sur un territoire proche à quelques exceptions près, lorsque nous sommes situés dans le flux logistique entre le fabricant et l'utilisateur final ce qui nous permet d'avoir des clients à Hanovre, au Liechtenstein et en Iran. » Par ailleurs, la PME connaît un fort développement sur le marché allemand sur lequel elle réalise près de 15 % de son chiffre d'affaires. Sachant que ce marché compte de nombreux concurrents de tailles plus importantes que BW Industrie. « Nous en avons identifié une dizaine dans les Länder proches dont certains ont jusqu'à 8 machines de dégraissage », indique Laurent Wagner. Son principal point d'entrée pour élargir son portefeuille clients sur le marché voisin, le salon Parts2clean auquel il participe en tant qu'exposant. Dédié aux dégraisseurs industriels, l'événement qui se tient à Stuttgart se veut la vitrine du métier. Les clients exigeants des pièces de plus en plus propres notamment dans le monde de l'automobile, les réglementations de plus en plus sévères concernant les solvants laissent présager un marché à fort potentiel de croissance. « D'autant que les investissements, entre 150.000 et 450.000 €, sont lourds pour des sociétés de petite taille sans compter que le métier de dégraisseur demande des compétences spécifiques liées à ces équipements. » Quant aux grandes structures équipées en interne de machines de dégraissage, elles font appel aux sous-traitants comme BW Industrie lorsque le degré de propreté exigé est élevé, pour absorber des pointes de charges, ou encore pour palier une panne de leur équipement. Autres investissements réalisés l'an dernier, la mise en place d'une gestion sécurisée des solvants avec des surfûts. « L'opérateur n'a ainsi plus aucun contact avec les solvants », souligne le dirigeant de l'entreprise qui a également fait l'acquisition d'un bol vibrant pour ébavurage de pièces.
Un laboratoire de mesure de propreté en projet
Courant 2013, Laurent Wagner prévoit d'installer un laboratoire de mesure de propreté et ainsi devenir un centre de compétences dans le domaine de la propreté des pièces mécaniques.
BW Industrie
(Sarrebourg) Dirigeant : Laurent Wagner Effectif : 20 personnes Chiffre d'affaires : 2,8M€ www.bwindustrie.fr