Avantage Vincent Bolloré dans le bras de fer qui l’oppose aux autres Bretons, patrons de Gameloft et Ubisoft, les frères Guillemot. Le groupe Vivendi, dont Vincent Bolloré est président du conseil de surveillance, détient désormais la majorité des actions de Gameloft. Le 18 février dernier, le groupe avait lancé une offre publique d’achat (OPA) auprès des actionnaires de l’éditeur de jeux vidéos sur mobile. « Un total de 28.155.587 actions Gameloft ayant été apporté à cette offre, Vivendi va désormais détenir 61,71 % du capital et au moins 55,61 % des droits de vote de Gameloft », annonce le géant des médias. L’AMF fera connaître les résultats définitifs le 2 juin 2016 au plus tard.
Assemblée générale le 29 juin
« Cette offre va être rouverte au même prix, soit 8 euros par action, pour une période d’au moins 10 jours de bourse suivant un calendrier qui sera prochainement publié par l’AMF afin de permettre aux actionnaires qui n’ont pas apporté leurs titres de le faire. En fonction des résultats de cette réouverture, Vivendi fera nommer par l’Assemblée générale annuelle de Gameloft convoquée le 29 juin 2016 au moins la majorité des administrateurs de Gameloft et décidera du nombre exact et de l’identité de ses candidats », précise le groupe.
« Nous sommes convaincus que Gameloft, adossé à Vivendi, peut se montrer plus ambitieux dans ses projets de croissance. Sur un marché en pleine évolution, votre entreprise, qui a besoin de moyens industriels et financiers pour se développer, pourra compter sur notre engagement plein et entier. Notre groupe a démontré son savoir-faire dans l’accompagnement des talents. Vous allez faire désormais partie d’une grande aventure collective qui s’inscrit dans un ambitieux redéploiement de Vivendi dans les contenus et médias. Ce projet s’appuiera avant tout sur vos talents et votre liberté de création », indiquent Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, et Stéphane Roussel, directeur général en charge des opérations.
Quid d'Ubisoft ?
Les frères Guillemot avaient tenté d’empêcher cette prise de pouvoir « hostile ». Le conseil d’administration de l’éditeur de Gameloft s’était prononcé à l’unanimité contre le projet d’offre publique d’achat de Vivendi. Reste l’autre entreprise : Ubisoft, l’éditeur de jeux vidéos (Assassin’s Creed ; Lapins Crétins). Un plus gros morceaux pour Vivendi et les frères Guillemot n’ont pas dit leur dernier mot, cherchant un autre investisseur.
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