UberPop n'a pas encore véritablement démarré à Rennes, mais l'Etat organise la riposte et entend stopper net toute tentation d'utilisation de ce service privé alternatif aux taxis, déclaré illégal depuis peu. "Nous sommes très attentifs à cette situation", déclare Patrick Strzoda, préfet de Bretagne qui a organisé une réunion extraordinaire du comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) ce lundi 29 juin.
"Contrôles inopinés et apaisés"
Ces prochains jours, il y aura des "contrôles inopinés et apaisés, en uniforme, pour éviter les incidents", annonce-t-il conjointement avec le procureur de la République Eric Calut. Il faut prendre les contrevenants en flagrant délit. Les lieux seront ciblés : notamment la gare et l'aéroport de Rennes - Saint-Jacques, où des contrôles de pseudo-taxis ont déjà été organisés il y a un an. "Tout le monde sera contrôlé. Cette action est une priorité", selon le préfet, au même titre que la lutte contre le terrorisme.
L'Ille-et-Vilaine compte 2.081 licences de taxis et 108 cartes de VTC (véhicule de transport avec chauffeur). Un département où il y a, malgré tout, peu de difficultés... Même si certains chauffeurs auraient été démarchés à Rennes par UberPop via des SMS de "recrutement".