Bretagne : CCI International veut lever les freins à l'export
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Bretagne : CCI International veut lever les freins à l'export

Faire émerger 500 nouveaux exportateurs bretons sur les cinq prochaines années. C'est l'objectif que s'est fixé CCI International Bretagne. Une équipe de vingt personnes qui ne fait pas beaucoup parler d'elle.

«CCI International est un réseau qui a connu des hauts et des bas», reconnaît Carl Bois, son directeur pour la Bretagne. En2005 et2006, la question de continuer s'est en effet clairement posée. Des interrogations qui coïncidaient avec l'émergence de Bretagne International, un autre réseau (lire en dernière page) avec lequel CCI International veut aujourd'hui jouer la complémentarité.




Un millier de PME actives

«Notre première priorité, c'est de développer l'export breton, explique Carl Bois, arrivé à Rennes fin 2006. On a identifié deux gisements d'entreprises. Celles qui exportent régulièrement. Elles sont 800 à 1.000. Et celles qui exportent une fois dans l'année (2.000 à 2.500).» Une réserve dans laquelle espère puiser CCI International. Le bras armé international des chambres consulaires bretonnes veut en effet convaincre une centaine d'entre elles par an d'aller titiller avec plus de régularité les marchés internationaux. Et pas uniquement l'Europe. Car c'est la deuxième priorité du réseau: le grand export. L'Union européenne, c'est aujourd'hui 70% des exportations bretonnes. «On a lancé un programme ambitieux pour emmener ces entreprises sur d'autres marchés», indique Carl Bois. Mais pour inciter les PME de la région à s'ouvrir à de nouveaux horizons, il faut d'abord lever des freins.




Méconnaissance des langues

Premier d'entre eux: la méconnaissance des langues. C'est un fait, les Bretons - à l'image des Français en général - ne maîtrisent pas spécialement bien les langues étrangères. Pour pallier ce manque, CCI International organise régulièrement des journées de tests de langues. Autre frein: la réglementation. «À l'international, il faut s'adapter aux produits, aux marques. Pour les entreprises, cela paraît compliqué, ajoute le directeur. C'est pour cela qu'on fait régulièrement des réunions d'informations». S'ajoute à cela la mauvaise connaissance des marchés. Les PME bretonnes ont du mal à estimer le potentiel de tel ou tel pays. Bref, un ensemble de problématiques auxquelles CCI International tente de répondre, épaulé par Ubifrance. Grâce à une convention signée l'an passé entre les deux partenaires, CCI International Bretagne s'appuie en effet sur les ressources d'Ubifrance à travers le monde.

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