Bras de fer à l'Innopole

Bras de fer à l'Innopole

De gigantesques tas de gravats. Voilà ce qu'il reste aujourd'hui de Sanofi Labège. Un site de 13 ha désaffecté depuis fin 2010 au profit de nouveaux locaux route d'Espagne, mais où avait notamment été découvert, développé et produit la rasburicase, utilisée pour la prévention et le traitement de cancers du sang. Commencée fin novembre, la déconstruction aurait pu signer l'épilogue d'un feuilleton à rebondissements de trois ans. Il n'en est rien. Pour le président du Sicoval, François-Régis Valette, c'est « un gâchis » de la part de Sanofi, « devenue une entreprise financière avant tout. Ça fait trois ans qu'ils font capoter tous les projets de reconversion (centre dédié aux entreprises de biotechs, implantation de la plate-forme TWB, extension du centre commercial... ndlr). Aujourd'hui, il y en a marre. Quoi qu'il arrive, le métro passera sur une partie de leur terrain. Quant au reste, nous n'en avons plus besoin. Mais, s'il le faut, nous n'hésiterons pas à utiliser le sursis à statuer pendant cinq ans. Et à le renouveler. » Le bras de fer n'est donc pas terminé. En attendant, ce qui s'annonçait comme l'un des projets-phare de développement pour l'Innopole est toujours au point mort. Et certaines paroles de la direction de Sanofi laissent un goût amer aux entreprises de biotechs locales : « C'était de notre responsabilité de laisser à ce site sa fonction première », assurait, fin 2010, le patron de l'établissement toulousain...Twitter : @AlineGandy

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