« La force de notre banque, c'est l'enracinement. » Pour Dominique Wein, le directeur général de la Banque Populaire Lorraine Champagne (BPLC), pas de doute, « le modèle fonctionne » et « plaît aux clients ». Cet « enracinement » cher au directeur général se traduit par un réseau de proximité doublé d'une « e-agence » qui affiche 20.500 clients. « Nous pouvons regarder nos sociétaires droit dans les yeux », assure le président du conseil d'administration de la BPLC, Raymond Oliger. C'est donc solidement implanté en Lorraine que la BPLC s'apprête à fusionner avec son homologue alsacienne, la Banque Populaire d'Alsace. L'étude de faisabilité est en cours des deux côtés des Vosges. Le 29 juillet, les conseils d'administration des deux banques se réuniront chacun de leur côté pour entériner le principe de la fusion. Il faudra encore deux assemblées générales, programmées le 27 novembre en Lorraine et le 18 novembre en Alsace, pour que la fusion soit définitive. L'ensemble sera appelé BPALC, le siège sera basé à Metz et cette nouvelle banque pèsera 21 Md€ de bilan pour un produit net bancaire de 570 M€. Avec 860.000 clients et 2.900 salariés, ce nouvel ensemble sera tout simplement la deuxième Banque Populaire derrière la BRED. « Nous avons une vision à 5 ou 10 ans de nos métiers », détaille Dominique Wein. « Il nous faudra alors répondre aux exigences prudentielles du régulateur, qui vont toujours croissantes. Pour faire face à cela, il faudra constituer de grandes banques. Et cette nouvelle entité nous permet d'affronter l'avenir. »
Maintenir la proximité
Immédiatement après avoir dévoilé les chiffres montrant le poids du nouvel ensemble, Dominique Wein insiste : « Le grand challenge, c'est de maintenir la proximité ». Proximité qui justement, à permis à la BPLC de consolider ses fondations et d'atteindre en 2013 des résultats historiques. Avec un produit net bancaire de 364 M€, en hausse de 11,6 %, c'est tout simplement le « meilleur résultat de l'histoire » de BPLC que Dominique Wein a dévoilé. Et tous les indicateurs sont au vert : un résultat net à 71,2 M€ en hausse de près de 10 %, un coefficient d'exploitation à 57,8 % ou encore un ratio de solvabilité de 18,5 %, bien au-delà des 8,5 % fixé par les normes de Bâle. Autre donnée qui aura de quoi faire sourire les régulateurs, l'équilibre trouvé entre l'encours de crédit, qui est en hausse en 2013 à +4,2 %, avec environ 2,2 Md€ distribués, quand la collecte affiche elle aussi une augmentation de 4,6 %, pour atteindre 7,8 Md€ dépôts.
Siège HQE
Le défi de l'équipe dirigeante de la future BPALC sera donc de taille, puisque selon la feuille de route dressée par Dominique Wein, la nouvelle banque devra être encore plus « lorraine pour les Lorrains, plus alsacienne pour les Alsaciens et plus champenoise pour les Champenois ». Pour autant, quelques points ont déjà été tranchés : le siège sera installé à Metz, dans les 20.000 m² aux normes « haute qualité environnementale » actuellement en pleine restauration. Conçu pour accueillir 600 collaborateurs, le siège sera équipé d'un amphithéâtre de 200 places, d'un restaurant d'entreprise ainsi que d'une crèche.
BPLC
(Metz) Produit net bancaire : 364 M€ Effectif : 1.759