Bordeaux : Value Feet veut révolutionneer le marché des fers à cheval
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Bordeaux : Value Feet veut révolutionneer le marché des fers à cheval

Créé par Maxime et Thibaut Rooryck, Value Feet veut révolutionner le métier de maréchal-ferrant en fabriquant des ferrures sur mesure pour les chevaux de compétition.

À seulement 22 et 25 ans, les frères Maxime et Thibaut Rooryck sont deux jeunes chefs d'entreprise déjà bien aguerris. Lauréat l'an dernier du concours Bordeaux entrepreneurs alors même que leur entreprise n'était pas créée, ils sont actuellement en train d'aménager à Cestas sur l'ancien site de Solectron, une unité de production de 1.000 m². Leur métier : fabricant de ferrures sur mesure pour les chevaux. « Nous menons ce projet depuis plus de deux ans, explique Thibaut Rooryck. Nous sommes tous les deux cavaliers et notre idée c'est un peu de révolutionner le métier de maréchal-ferrant, qui n'a pas évolué depuis 300 ans ! » Concrètement Value feet - c'est le nom de leur marque et de l'entreprise -, fabrique des ferrures sur mesure grâce à un module d'enregistrement numérique utilisé directement par le maréchal-ferrant.




Nouvelle vision du métier

« Nous avons inversé la problématique, précise Maxime Rooryck. Depuis toujours le maréchal-ferrant pare le pied du cheval, prend un fer dont la forme est prédéfinie par un fabricant, met à chaud le fer et l'ajuste au pied du cheval. Notre produit lui permet d'enregistrer la forme du pied, et de définir la forme. Le fichier nous est transmis et ensuite nous fabriquons le fer sur mesure, un peu comme une chaussure. Au final le maréchal-ferrant reçoit le fer déjà formé. » L'intérêt est triple : plus de précision dans la forme, donc plus confort pour le cheval, et plus de performance car les frères Rooryck ont aussi mis aux points des fers multimatériaux, plus légers.



Un marché de niche et haut de gamme


À 35 euros HT le fer, les deux frères adressent clairement un marché haut de gamme, celui des chevaux de compétition. « Il y a environ 150.000 chevaux concernés en France. Nos clients, ce sont les maréchaux-ferrants (2.500 en France), les vétérinaires et bien sûr les écuries de compétition, précise Thibaut Rooryck. Pour le moment nous nous concentrons sur la France mais évidemment notre objectif, c'est l'export. » Côté chiffres, les deux jeunes chefs d'entreprise sont moins bavards. Tout juste concèdent-ils qu'ils ont financé l'usine de fabrication de Cestas, largement automatisée, grâce à des fonds propres prêtés par leur entourage, et à des aides de la Région et de la BPI (75.000 ? en tout). « Le potentiel de marché est important, plusieurs centaines de milliers d'euros, mais pour le moment nous n'avons que des clients testeurs. Les gens ont l'air emballés mais maintenant il faut convaincre ! » Chose peu aisée selon eux car c'est un milieu assez conservateur même pour des cavaliers émérites qui connaissent le secteur. Pour se développer une levée de fonds devrait toutefois intervenir en 2016.




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