Boralex vient d’inaugurer le parc éolien d’Helfaut, situé dans le Pas-de-Calais, sur la commune du même nom. La construction de cet équipement avait démarré en septembre 2023. L’opération permet à cet acteur canadien de la production d’énergie de dépasser les 500 mégawatts (MW) de puissance installée dans les Hauts-de-France, soit 38 % des 1,3 gigawatt (GW) en opération en France.
Ce projet contribue à la stratégie de croissance globale de Boralex, qui exploite plus de 3 GW de puissance. Il détient par ailleurs un portefeuille de projets de plus de 6,8 GW dans l’éolien, le solaire et le stockage. Le siège social de Boralex France est installé à Blendecques, dans le Pas-de-Calais. En 2023, Boralex a réalisé 298 millions d’euros de chiffre d’affaires en France, avec plus de 300 collaborateurs.
Une puissance de 21 MW
Composé de cinq éoliennes, d’une puissance totale installée de 21 MW, le nouveau parc produit suffisamment d’énergie "pour couvrir les besoins annuels d’environ 20 000 habitants, soit l’équivalent de la population combinée des communes d’Helfaut, de Blendecques et de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais", affirme l’entreprise. Il permettra par ailleurs d’éviter l’émission de 1 400 tonnes de CO₂ par an. L’investissement consenti dans ce parc n’a pas été précisé.
Boralex se revendique désormais comme "le premier acteur indépendant de l’énergie dans les Hauts-de-France", à travers 30 parcs en exploitation, qui produisent 1,4 térawattheure (TWh) d’électricité verte par an. Cela équivaut à près de "la moitié des besoins électriques annuels des habitants du Pas-de-Calais", indique Boralex.
Un financement participatif
Pour soutenir ce nouveau parc éolien d’Helfaut, une campagne de financement participatif a été lancée courant septembre, à destination des riverains et habitants des communes voisines. Ces derniers sont invités à investir dans le parc, via un placement d’épargne de 10 euros minimum. En échange, Boralex propose un taux de rémunération de 7 % sur trois ans, grâce aux revenus générés par le parc. L’objectif de cette campagne est de collecter 250 000 euros, tout en fédérant les riverains autour de cet équipement.
Si la somme n’est pas réunie d’ici au 8 octobre, cette campagne pourrait être ouverte à l’ensemble des habitants des Hauts-de-France.