Fondée en 2001 à Saint-Étienne, Boost Up est spécialisée dans le développement de logiciels à destination des professionnels, la création de sites web à forte valeur ajoutée (de type extranet) et la distribution de vidéo sur IP dont elle fut l'une des pionnières en France. «C'est assez marrant de le dire aujourd'hui, mais nous avons démarré la vidéo IP bien avant la naissance de You Tube. C'est grâce à cette technologie que nous sommes entrés en contact avec le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand pour qui nous avons constitué une vidéothèque de 8.000 vidéos stockées et diffusées grâce à la technologie IP», relate Laurent Gardette, fondateur de Boost Up. En partenariat avec le festival de Clermont-Ferrand, Boost Up s'est lancé en 2003 dans le déploiement de la plateforme shortfilmdepot.com. «Cette plateforme permet aux créateurs et producteurs de court-métrage d'inscrire gratuitement leurs films dans les principaux festivals du monde entier. Ils remplissent une fiche film une fois pour toutes et n'ont plus ensuite qu'à inscrire leurs films dans les festivals qu'ils souhaitent. C'est le principe du hub», explique Laurent Gardette.
Nouvelle version et nouveau modèle économique
Depuis fin 2010, Boost Up et le festival de Clermont-Ferrand ont décidé d'aller plus loin en travaillant sur une version Beta test qui permet de rattacher la vidéo du film à la fiche. «En 2003, nous n'avions pas les avancées technologiques suffisantes pour dématérialiser les vidéos. Résultat, il fallait encore envoyer un DVD aux festivals dans lesquels on s'était inscrit sur shortfilmdepot. Avec la nouvelle version du site prévue pour octobre, il suffira d'Uploader le film une fois et de le joindre à la fiche d'inscription. Les jurys des différents festivals y auront accès instantanément. Ce qui évitera les envois de DVD», développe Laurent Gardette.
Cette nouvelle version de shortfilmdepot sera marquée par la mise en place d'un nouveau modèle économique. «Jusqu'à présent, seuls les festivals payaient un abonnement. Or ces festivals ont de plus en plus de difficultés financières. Il s'agit souvent de structures éphémères pour qui un abonnement de 1.000euros/an représente un coût non négligeable. L'idée, c'est d'abaisser ce coût de moitié et de faire également payer les ayants droit, c'est-à-dire les créateurs et producteurs de films via une sorte de timbre virtuel pour chaque inscription avec leur vidéo. Ce sera toujours moins cher qu'un DVD à graver et envoyer par la poste», argumente le dirigeant de Boost Up. Si Boost Up entend faire payer les créateurs et producteurs de court-métrage, elle entend aussi leur offrir de nouveaux services.
Myshortfilmdepot
«Nous travaillons sur la mise en place d'espaces privatifs qui leur permettront de promouvoir leurs films. Ils pourront envoyer des invitations pour faire visionner leurs films en ligne ou encore disposer des différents encodages pour adapter leurs films à différents supports (smartphones, tablettes, etc.). Ils pourront aussi gérer des annuaires particuliers ou avoir accès à des annuaires qualifiés», développe Laurent Gardette. Baptisé Myshortfilmdepot, ce site parallèle au site shortfilmdepot.com devrait aussi permettre à Boost Up de toucher un troisième acteur: les acheteurs. «Les télévisions et distributeurs du monde entier pourront venir faire leur marché toute l'année. Ils ne seront pas obligés d'attendre les festivals et pourront entrer en contact directement avec les producteurs». Prévu pour janvier2013, le lancement de Myshortfilmdepot pourrait bien révolutionner le monde du court-métrage et offrir de belles perspectives de croissance à Boost Up. «On table sur 75.000euros de CA la première année et 350.000euros à trois ans. Si tout se passe bien, ce projet devrait nous permettre de doubler notre chiffre d'affaires», conclut Laurent Gardette.
Boost Up
(Saint-Étienne) Dirigeants: Laurent Gardette, Philippe Renaud et Thierry Honoré CA 2011: 400.000euros 7 salariés 04 77 59 42 72 @email