En cédant l'activité crèmes glacées au groupe anglais R & R, Boncolac a obtenu le financement nécessaire à une prise de participation majoritaire dans la société Générale Pâtissière, basée dans l'Hérault, et Terre des Lys. Après des discussions entamées début 2011, toutes ces transactions se sont enchaînées dans les derniers mois de l'année. «Entre les crèmes glacées, la pâtisserie et les produits traiteur surgelés, nous jonglions avec trop de balles, explique Philippe Carré, le DG de Boncolac. Or, avec un volume de 23millions de litres produits, notre secteur des glaces était trop modeste dans un marché européen extrêmement concurrentiel.Il ne s'agit donc pas de restreindre l'activité de Boncolac mais de la renforcer dans des secteurs précis. La société Terre des Lys est notamment très bien positionnée pour les poissons et la viande. Et elle nous ouvre aussi de nouvelles perspectives, dans le travail du pain par exemple à travers Blé des Lys.»
Créer une synergie entre les sites
L'enjeu aujourd'hui pour la filiale du groupe toulousain 3A Coop: faire travailler les équipes des différents sites ensemble. Quant aux effectifs, il est, selon la direction, encore trop tôt pour se prononcer. Les usines d'Aire-sur-la-Lys et d'Agen qui comptent respectivement 126 et 130 salariés sont les sites porte-drapeau de l'activité traiteur, celles de Bonloc et Rivesaltes concentrent l'activité pâtisserie. «Pour l'instant, il n'y a pas de nécessité de réorganisation, donc il n'y a aucune pression en ce début d'année», précise Philippe Carré. Thierry Landron, dirigeant de Terre des Lys depuis sa reprise en 2003, prendra quant à lui la direction du pôle traiteur salé mais «la majorité des centres de décisions reste basée à Toulouse», souligne le directeur général.