Biscuiterie de la Côte d'Opale : Du sucré et du salé boulonnais
# Industrie # Investissement

Biscuiterie de la Côte d'Opale : Du sucré et du salé boulonnais

Agroalimentaire La société de Boulogne prévoit de développer ses gâteaux à l'international. Avec une percée sur les marchés asiatiques notamment.

D'une « affaire de copains » en octobre 2012, la Biscuiterie de la Côte d'Opale développe aujourd'hui une stratégie de produits locaux tournée à l'international : du made in Boulogne à l'export. La jeune société mise sur un CA prévisionnel de 600 à 700.000 € pour 2015 avec une croissance forte puisque les cogérants envisagent un CA entre 3 et 4 M € dans les 5 ans en se développant largement dans la grande distribution et l'export. 300.000 € d'investissements sont attendus d'ici à 5 ans. Une première enveloppe de 120.000 € a été dépensée l'année dernière, notamment pour l'acquisition d'un four à cuisson et d'ensacheuses.




Le Japon en ligne de mire

En partenariat déjà avec des chocolatiers belges pour le développement de billes chocolatées, la Biscuiterie de la Côte d'Opale vise « des marchés qui acceptent facilement les biscuits secs comme le Japon et la Chine », note Alain Ducamp, directeur de la société. Le marché japonais n'a d'ailleurs plus de secret pour lui puisqu'Alain Ducamp y exporte déjà la production de son autre entreprise, Océan Délices, spécialisée dans la charcuterie de mer et les sushis. « L'un de nos actionnaires japonais se chargera de son développement à Tokyo. » Le dirigeant dit avoir aussi « une vision européenne sur ce biscuit » et espère le vendre aussi en Belgique et en Allemagne.




« Soleil d'Opale »

Avec une production actuelle de 150 kg de biscuits sucrés par jour pour la première gamme développée « Soleil d'Opale », la Biscuiterie de la Côte d'Opale envisage « d'arriver rapidement aux 400 kg par jour », précise Patrick Coppin, l'un des concepteurs chargé de la production du site hébergé à la pépinière d'entreprises Haliocap. Développée en octobre 2012 sur le concept, l'activité de production a véritablement commencé en janvier 2013 avec deux axes de développement : l'épicerie fine et la supérette avec un autre packaging, plat, adapté au rayonnage de la grande surface. Le biscuit qui, par sa forme, représente la coiffe des Boulonnaises est commercialisé dans 180 points de vente, notamment les enseignes Carrefour Market et Match, de Dunkerque à Berck-sur-Mer.




Une gamme salée

« La seconde étape, c'est la confection de biscuits salés avec des produits de la mer : du haddock, du hareng ou encore du saumon fumé. Les biscuits prendront la forme des galets qu'il y a sur nos plages », explique Alain Ducamp, « nous voulons sortir des sentiers battus avec nos produits et proposer des choses nouvelles et originales ». Pour la production de ses biscuits salés, la société boulonnaise devrait recevoir une subvention européenne liée au développement des activités de la mer sur le port de Boulogne.




10 salariés d'ici à 2015

L'effectif de la Biscuiterie tourne avec 3 salariés pour la production et un commercial chargé de la prospection. À termes, si les prévisions se réalisent, un pâtissier rejoindra l'équipe pour le développement de nouvelles gammes de biscuits. « Si les volumes augmentent, nous envisagerons aussi l'embauche d'un ingénieur de production pour superviser l'activité du site », ajoute Patrick Coppin.

BISCUITERIE DE LA COTE D'OPALE



(Boulogne)Dirigeant : Alain DucampCA : NCEffectif : 5 salariés

# Industrie # Investissement # Ressources humaines