Biotecmar : Une filière pour les coproduits de la pêche
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Biotecmar : Une filière pour les coproduits de la pêche

La transformation des produits de la mer (poisson, algues, coquillages, crustacés...) génère énormément de déchets souvent valorisés en farines animales. Le projet européen Biotecmar cherche de nouveaux débouchés sur des marchés de niche à valeur ajoutée.

Dans le poisson, tout est bon ! On ne le sait pas assez. Arêtes, têtes de poissons et autres coproduits finissent pourtant leurs jours en farine et en huiles pour l'alimentation animale. Les coproduits de la pêche et des algues, sont tous les déchets générés par le mareyage, l'industrie agroalimentaire, les invendus de la distribution... Leur valorisation est quasiment inexistante en dehors du débouché précédemment évoqué. Un potentiel inexploité selon les instigateurs du projet européen Biotecmar (2009-2011). Car ces déchets tirés de l'océan recèlent des actifs antistress et anti-obésité et des molécules à valeur ajoutée dans les domaines de l'alimentation, la nutrition, la cosmétique et la thérapeutique.




«En Norvège la filière existe»

Biotecmar rassemble des acteurs de l'Arc Atlantique, du Portugal, d'Espagne, de France et d'Irlande autour de la création d'une véritable filière intégrée. Financé par les fonds Feder (2,3M€) et porté par l'Université de Bretagne Occidentale, Biotecmar regroupe huit structures de recherche dont l'Ifremer et l'Université de Nantes et quatre cellules de transfert au rang desquelles la technopole de Quimper. Le groupe ainsi constitué se donne pour objectif de fédérer les compétences dans le domaine de la valorisation biotechnologique des ressources en question. Au programme, des sessions d'informations, des séminaires, des coopérations spécifiques entre laboratoires et PME. Biotecmar espère faciliter les transferts technologiques et s'appuyer sur des solutions éprouvées. «En Norvège, par exemple, la filière existe. Elle s'est organisée», note Maëlle Robin chargée de mission de la technopole de Quimper. En France, l'absence de structuration de la filière conduit au paradoxe suivant. «Les entreprises ayant besoin des coproduits, les importent parce qu'on n'a pas organisé le tri et la collecte.»




Contacts. Université de Bretagne occidentale: @email; @email Technopole Quimper: 02.98.10.02.00; @email

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