Le Parisien Osé Pharma et le Nantais Effimune (13 salariés) devraient fusionner en mai. Encore soumise à l’approbation des actionnaires, l’opération se fera par voie de fusion absorption. La nouvelle entité sera contrôlée à 71 % par les actionnaires d’Osé Pharma et à 29 % par ceux d’Effimune. Le siège social de la nouvelle entité, rebaptisée Osé Immunotherapeutics, sera basé à Nantes. Dominique Costantini (co-fondatrice d’Osé Pharma) en deviendra la directrice générale. Maryvonne Hiance, présidente d’Effimune, sera vice-présidente du conseil d’administration que présidera Émile Loria.
Deux ans de visibilité financière
Les deux entreprises sont spécialisées en immunothérapies. Elles effectuent actuellement des recherches pour mener des candidats médicaments sur le marché. Effimune vise à remplacer ce qu’on appelle les « immunosuppresseurs », des médicaments qui préviennent l’activité du système immunitaire, pour des patients atteints de cancers, de sclérose en plaque, de polyarthrite rhumatoïde ou dans le cadre de transplantations. De son côté, Osé Pharma compte clore en 2018 une phase de développement clinique (essais sur l’homme) d’une immunothérapie s’adressant aux patients atteints du cancer du poumon. Pour mener à bien leurs recherches, les deux entreprises indiquent avoir du cash et une visibilité pour environ deux ans.