La biotech Rouennaise qui développe une technologie de diagnostic moléculaire ultrasensible est engagée dans un projet d'envergure nationale piloté par la branche « healthcare » du groupe General Electric : le projet Hecam (HEpatocellular CArcinoma Multi-technological).
Diagnostic et traitement du cancer du foie
Un projet de R & D de 41 millions d'euros estampillé PSPC (projets structurants des pôles de compétitivité) et soutenu financièrement par l'État à travers la BPI à hauteur de 18,2 millions d'euros dans le cadre du programme d'Investissements d'Avenir. But du jeu, développer des outils de dépistage, diagnostic et traitement du cancer primitif du foie. Et c'est là que BioSims entre en jeu.
Un consortium mêlant privé et public
« Nous avons été identifiés sur le créneau du diagnostic in vitro du cancer du foie », explique Christine Heuclin, dirigeante et cofondatrice de BioSims avec Guillaume Legent. Et au cœur de ce projet qui réunit des pôles de compétitivité (Medicen Paris Région, Lyon Biopôle, Optitec et Atlapole Biothérapies), des PME et des partenaires académiques dont le centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy et l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, la start-up Normande joue pleinement son rôle de chef de fil dans son domaine spécifique. « Nous travaillons essentiellement sur les protéines, les marqueurs qui nous intéressent le plus ». Au final, BioSims travaille au développement de kits permettant de doser les marqueurs et ainsi de mieux « détecter les tumeurs dans le sang avant qu'elles ne soient visibles en imagerie ».
Levée de fonds en mars ?
Une véritable « reconnaissance technologique » pour la PME Normande qui s'apprête à procéder à une nouvelle levée de fonds après celle finalisée en décembre 2013. BioSims avait alors levé 900.000 euros auprès du fonds interrégional GO Capital ainsi que de business angels Normands. Son partenaire industriel Anglais SAI, alors en charge de la mise au point des machines permettant l'exploitation des biopuces développées par BioSims, faisait également partie du tour de table. Depuis l'entreprise a pu concrétiser la mise au point de ses « biopuces » en silicium de 2 cm² « prêtes à l'emploi », assure Christine Heuclin. BioSims, qui emploie une quinzaine de personnes, a même décroché en décembre dernier la certification ISO 9001.