« Beau mois de mai, charmant et gai, amène rires et chansons »… Voici les paroles d’un morceau de Schubert chanté par des écoliers rennais il y a quelques jours. Alors qu’ils ont raison, que ce mois de mai doit être celui des beaux jours, où l’on sent la douceur revenir, et bien non, cette année, il fut morne. Pas au niveau de la météo, non. Mais dans les esprits. Cette année, point de balade à Saint-Malo le dimanche, point de déjeuner à la campagne en famille. Il manquait de l’essence. Après les blocages qui ont empêché de tourner en rond toute la rocade rennaise, les grévistes ont fait perdre un temps précieux à beaucoup d’entreprises. Non seulement parce que pour travailler, il faut bien de l’essence, nous avons tous perdu des heures en faisant la queue, au lieu de consacrer son énergie à développer son entreprise. C’est toute une économie qui a été ralentie, non pas, pour une fois, à cause des ponts de mai ! Mais parce que les blocages ont donné des retards de livraisons, des reports de commandes, des « arrachages de cheveux » en termes d’organisation… Et les commerçants : comme s’ils n’avaient pas eu assez de baisse de chiffre d’affaires avec les casseurs qui ont miné le centre-ville ! Les voilà amputés de la recette d’une clientèle qui ne vient plus à Rennes, affolée par la peur et le rationnement de carburant. Alors, merci de laisser travailler ceux qui veulent travailler.
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