Béatrice Legall est, depuis le printemps, la nouvelle directrice du marché professionnel en Rhône-Alpes Auvergne pour Orange. Son service s'adresse à un parc de 220.000 clients, artisans et TPE. « Nous détenons 70 à 75 % du marché sur notre secteur », affirme-t-elle. Pour conserver cette avance, elle mise sur les technologies telles que la 4G, qui devrait couvrir l'ensemble du territoire régional d'ici à la fin de l'année, mais aussi avec la fibre et le cloud. Elle organise également le service avec, notamment, un directeur pour la stratégie managériale et la communication interne et externe. Et elle monte une structure pour développer les ventes. « Nous sommes sur une zone extrêmement dynamique. Nous avons ainsi des clients qui prennent beaucoup de contacts avec nous, qui tchatent beaucoup. À nous d'être à la hauteur de leur appétence technologique. » La directrice signe aussi des conventions avec les CCI, Grenoble étant la première signataire, pour former les créateurs d'entreprise à la relation clients par téléphone, l'utilisation des tablettes, du cloud, etc. « Mais avant même tout cela, je cherche à bien connaître le service, les salariés, les partenaires. Et j'apporte ma touche féminine et mon goût pour l'innovation. » Béatrice Legall, qui a fait toute sa carrière chez France Télécom, est basée à Annecy et supervise 350 personnes.
Féminisation des directions
Elle rappelle que l'ambition du P-dg, Stéphane Richard, est d'atteindre « 35 % de femmes dans les comités de direction. Pour la région Centre-Est, nous y sommes presque, avec 30 % de responsables femmes. Je suis très confiante dans la possibilité d'être 50 % un jour car notre société a pour objectif de favoriser l'accompagnement des femmes. Être une femme cadre peut être compliqué à certains moments de la vie. Moi-même, j'ai eu une parenthèse quand j'étais jeune maman. Dans toute grosse entreprise, il peut y avoir quelques machos, mais il faut savoir imposer ses compétences ! Et il faut créer les conditions pour que les femmes aient confiance dans leur potentiel ; c'est un travail de tous les managers, hommes et femmes. Aujourd'hui, tout le monde est engagé vers cet objectif. »