« La fusion a très bien réussi, tant au niveau organisationnel qu’informatique. » Thierry Cahn, président du conseil d’administration de la Banque populaire Alsace-Lorraine-Champagne (BPALC) s’est félicité de la fusion opérée entre la Banque populaire Lorraine-Champagne et celle d’Alsace fin 2014, lors de la présentation ce vendredi 13 mai à Metz des résultats de 2015. Les 320.000 sociétaires ont porté le capital social à 902 millions d’euros, soit une hausse de 79 millions d’euros. « Avec un produit net bancaire (PNB) de 540,9 millions d’euros et un résultat net de 65 M€, nous confirmons notre solidité financière. » Le PNB est en légère baisse, de -2 % par rapport à l’année 2014. « Il a bénéficié d’une forte progression des commissions (+4,4 %), tandis que la marge d’intérêt s’est resserrée dans un contexte de taux bas », explique Dominique Wein, directeur général de la BPALC. Le PNB consolidé est lui de 564 M€, en hausse de 0,4 %. « Cette année 2015 qui se termine sur des comptes solides et 2016 qui est déjà bien engagée sont des années d’évolution, et sont rassurantes car elles démontrent que notre banque a bien choisi sa stratégie et qu’elle va continuer sur ces bases », justifie Thierry Cahn.
153 nouvelles embauches
L’encours d’épargne s’établit en fin d’exercice à 13,9 Mds€, soit une hausse de 6,1 % sur un an. « Cette collecte a permis de financer plusieurs dizaines de milliers de nouveaux projets pour un montant total de 3,6 Mds€, portant l’encours de crédit à 16,4 Mds€. 1,1 Mds€ de crédits a été accordé aux clients entreprises et professionnels », poursuit Dominique Wein. Les entreprises représentent en volume 40 % du CA de la BPALC. « Nous notons une stabilisation des défaillances d’entreprises, qui étaient en hausse l’année dernière en Alsace. En nombre, nous finançons un tiers des créations d’entreprises. » La BPALC a gagné plus de 15.000 nouveaux clients, soit au total sur les trois territoires 882.000 clients. L’effectif au 31 décembre est de 2.877 salariés. « Sauf reprise forte de l’économie, la fusion aura entraîné au total d’ici 2017 entre 150 et 250 sorties naturelles sur trois ans, il n’y a pas de licenciements, nous avons au contraire recruté 153 personnes en 2015. »
Une première inauguration du siège à l’automne
La BPALC, pour faire face à la crise économique qui perdure, se tourne vers d’autres voies de développement, notamment le digital. « Nous avons investi en 2015 près de 4 M€ notamment pour l’achat de 1.400 tablettes et postes de travail itinérants. Les réflexions sont plutôt nationales, le grand enjeu est de trouver un équilibre entre la présence physique des agences (272 au total pour la BPALC) et le digital, nous souhaitons maintenir la densité de notre réseau. Il faut par exemple développer la signature électronique à distance. En local nous avons notamment intégré le tour de table de la pépinière d’entreprises TCRM-Blida, où nous sommes actionnaires à hauteur de 10 % », précise Thierry Cahn. La BPALC a également poursuivi ses investissements immobiliers en 2015. Le nouveau bâtiment strasbourgeois le « W », (24 M€ investis pour 7.000 m²), a été inauguré fin avril. « 321 collaborateurs y travaillent. Les équipes du site administratif de Sausheim (Mulhouse), d’une centaine de personnes feront l’objet d’un redéploiement sur un nouvel immeuble de 3.500m², en cours de construction et livrable fin 2017 », ajoute Dominique Wein. Concernant le siège messin de la BPALC, d’une surface totale de 20.000m² et nécessitant un investissement de 40 M€, « la première phase, représentant les deux tiers du projet sera inaugurée en automne prochain. Le bâtiment définitif sera livré à l’automne 2017 ». Malgré la conjoncture économique actuelle, la BPALC garde ses objectifs affichés il y a un an : atteindre un PNB de 600 M€ et un résultat net de 100 M€, « mais plutôt à horizon fin 2017, 2016 sera une année de basculement », confie Dominique Wein.